En croisade pour une baisse de taxe

Propriétaire d'un terrain commercial vacant de la rue... (Janick Marois, La Voix de l'Est)

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Propriétaire d'un terrain commercial vacant de la rue Dufferin, Louis Côté réclame que la Ville révise à la baisse le taux de taxe commercial dans le secteur canton.

Janick Marois, La Voix de l'Est

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Marie-France Létourneau
La Voix de l'Est

(Granby) Propriétaire d'un terrain vacant commercial dans le secteur de l'ancien canton à Granby, Louis Côté ne digère pas la hausse de 70% qu'a enregistrée sa propriété et l'augmentation de taxes de plus de 1000$ qui l'accompagne. Non seulement il conteste le tout, mais il réclame que le conseil municipal révise à la baisse le taux de la taxe commerciale dans ce secteur.

«Je pars une pétition pour faire diminuer le taux de taxe commercial parce qu'on n'a aucun service dans le secteur canton, pourtant c'est le même taux que dans la ville», a fait valoir le citoyen lors de la période de questions de la dernière séance ordinaire du conseil.

À ses yeux, la situation est inéquitable pour les contribuables du secteur canton. «Je ne comprends pas que personne n'ait contesté ça depuis 2007 (année où la ville et le canton ont fusionné)», a renchéri Louis Côté. «Ça fait huit ans qu'on se fait prendre de l'argent dans nos poches, mais personne ne dit rien. J'ai une écoeurantite aiguë», a-t-il affirmé à La Voix de l'Est.

Actuellement, le taux de taxe commercial et industriel est de 1,99$ par tranche de 100$ d'évaluation à Granby. Avant la fusion, ce même taux était de 1,45$ dans le secteur canton, soutient le Granbyen. Le bond a été très important, fait-il remarquer. Mais les services (égout, aqueduc) ne sont pas plus nombreux.

Louis Côté, dont le terrain est situé rue Dufferin, affirme avoir discuté de la situation avec d'autres propriétaires d'immeubles ou de terrains commerciaux. Sa démarche reçoit plusieurs appuis, assure-t-il. Sa pétition a été mise en circulation.

Pas de débat

Le maire Pascal Bonin est bien prêt à recevoir la requête de Louis Côté, mais le taux de taxe unique pour les commerces des secteurs canton et ville s'explique d'une façon bien simple, selon lui. «L'ancien canton n'existe plus. Il n'y a plus qu'une seule ville et il n'y a qu'un seul taux de taxation», fait-il valoir.

Une chose est claire, ajoute le maire: il n'est pas question de ramener le débat sur la fusion municipale. «Les citoyens ont passé à autre chose et on forme une ville unique», dit-il. «Je ne veux pas ramener le débat, se défend Louis Côté. Je veux que ça soit plus juste pour les citoyens commerciaux de l'ancien canton.»

Pascal Bonin dit comprendre que les augmentations au rôle triennal d'évaluation sont «difficiles» pour les citoyens. Mais les fluctuations du rôle ne sont pas dictées par la Ville, mais bien par le marché immobilier, déclare-t-il.

«C'est bien beau diminuer le taux de taxes, mais êtes-vous prêts à avoir une diminution de services? , relève en outre le maire. Parce que s'il y a moins d'argent qui rentre, il y en a moins qui sort.»

Le conseiller municipal Michel Mailhot a pour sa part souligné, lors de la séance du conseil, que les terrains desservis et non desservis n'ont pas la même valeur. «Je pense qu'à l'intérieur d'une municipalité, on doit garder le même taux de taxation, mais le jeu du coût de taxes final va être sur la valeur. Donc, si votre terrain n'est pas desservi, sa valeur va être inférieure à un terrain de même superficie bien placé ou desservi», dit M. Mailhot.

Tous ces arguments n'ont toutefois pas fait fléchir la volonté de Louis Côté d'aller de l'avant avec sa pétition. «Je suis plus décidé que jamais», a-t-il lancé mercredi.

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