Un chien pour effaroucher les bernaches?

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La Ville de Granby étudie d'autres options pour rendre le parc Daniel-Johnson moins accueillant pour les bernaches, dont la présence d'un chien dressé pour les effaroucher.

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Marie-France Létourneau
La Voix de l'Est

(Granby) La Ville de Granby évalue la pertinence de tester une nouvelle méthode pour rendre le parc Daniel-Johnson moins accueillant pour les bernaches, avec la présence d'un chien dressé exprès pour les faire fuir. Si l'option devait être retenue, la réglementation a été modifiée au cours des dernières semaines pour permettre la présence de ce chien au parc.

«On cherche toujours des moyens de réduire de façon douce la présence des bernaches au parc. Mais aucune décision n'a encore été prise à ce sujet. On va évaluer au cours des prochains mois si on va de l'avant ou non», a commenté le coordonnateur à l'environnement à la Ville de Granby, Serge Drolet.

«On a testé plusieurs choses au cours des dernières années pour effaroucher les bernaches», a pour sa part fait valoir le maire Pascal Bonin. Mais le succès n'est pas toujours au rendez-vous, déplore-t-il. Si les filets anti-bernaches installés en bordure du plan d'eau ont une certaine efficacité, il en va toutefois autrement pour les effaroucheurs, ces imitations d'oiseaux de proie conçues pour effrayer les bernaches installées près du lac.

Dans l'espoir de trouver une solution plus efficace au problème de salubrité lié aux fientes des bernaches au parc Daniel-Johnson, la Ville a ainsi poursuivi ses recherches, souligne le maire. Deux nouvelles options ont été étudiées, soit celle du chien dressé pour effaroucher les outardes et la méthode qui consiste à verser de l'huile sur les oeufs pour les empêcher d'éclore.

Pascal Bonin souligne cependant que lui et Jean-Luc Nappert, le conseiller municipal responsable des dossiers environnementaux, n'approuvent pas cette dernière méthode, qui requiert un permis d'Environnement Canada. «On trouve que c'est jouer avec la nature, que cette façon de faire là est inacceptable», dit le maire.

Testé ailleurs

Dans les circonstances, Granby pourrait ainsi tester l'habileté d'un chien dressé pour effaroucher. L'objectif: que les bernaches élisent domicile dans un autre secteur du lac Boivin.

La méthode est entre autres utilisée à Sherbrooke depuis 2014 dans quatre parcs, dont deux possèdent des aires de baignade. Et l'expérience, jugée bénéfique, sera répétée cette année, a confirmé mardi Louis Gosselin, chargé de communications médias à la ville de Sherbrooke.

Présent dès le lever du soleil jusque vers 8 h, le chien, de race border collie et accompagné de son maître, effarouche les oiseaux aquatiques sans les toucher ni les blesser afin qu'ils adoptent plutôt un autre site pour nidifier.

Si la présence des fientes est à l'origine de plaintes de la part de certains citoyens, un Granbyen, Marc Fournier, a fait circuler une pétition l'an dernier afin que les bernaches aient plutôt accès à une plus grande section du parc Daniel-Johnson. Des activités d'interprétation de la bernache pourraient y être organisées, a-t-il suggéré. Son projet a cependant soulevé peu d'enthousiasme au sein de l'administration municipale, qui poursuit ses recherches pour inciter les outardes à s'installer plus près du réservoir Lemieux ou du Centre d'interprétation de la nature du lac Boivin.

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