André Messier et la CSVDC: le dossier fait du surplace

L'ex-directeur général de Val-des-Cerfs, André Messier, est toujours... (Photo archives La Voix de l'Est)

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L'ex-directeur général de Val-des-Cerfs, André Messier, est toujours payé par la commission scolaire.

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Pascal Faucher
La Voix de l'Est

(Granby) Neuf mois après sa suspension, l'ex-directeur général de Val-des-Cerfs, André Messier, est toujours rémunéré par la commission scolaire.

«Il est encore suspendu avec solde», a indiqué le président de Val-des-Cerfs Paul Sarrazin en assemblée, mardi, en réponse à la question d'un citoyen préoccupé par les coûts de cette mesure. «Tout a été mis en place pour respecter le cadre budgétaire en lien avec cette situation-là.»

Selon le site internet du ministère de l'Éducation, la rémunération d'un directeur général d'une commission scolaire de 18 000 élèves, comme Val-des-Cerfs, oscille entre 113 184 $ et 150 914 $ par année.

Impact

Joint cette semaine, M. Sarrazin s'est limité à dire que la suspension de M. Messier «n'a pas d'impact sur le compte de taxes» scolaires puisqu'«il y a eu des économies ailleurs grâce à la restructuration».

Val-des-Cerfs suit le protocole relatif au traitement des «hors-cadres», a-t-il ajouté, refusant de donner plus d'explications sur cette situation pour le moins ambiguë.

«Ce que j'ai eu à dire là-dessus, je l'ai dit. Le dossier est encore au même niveau. Dès que nous aurons quelque chose à annoncer, nous le ferons. Vous comprenez que c'est un dossier que je suis de près.»

Dans son enquête administrative, la commission scolaire est appuyée par la firme d'avocats Dufresne Hébert Comeau, de Montréal.

Après cinq années houleuses à la tête de la commission scolaire, André Messier a été suspendu par le conseil des commissaires le 24 avril 2015. Les raisons n'ont pas été dévoilées, mais le style de gestion autoritaire et la personnalité belliqueuse de l'ex-dg ont été montrés du doigt.

Sous sa gouverne, l'ambiance était lourde au centre administratif de Val-des-Cerfs et les relations avec le syndicat des enseignants et les médias, on ne peut plus mauvaises.

Grogne

Du côté des professeurs, c'est la grogne, affirme Éric Bédard, président du Syndicat de l'enseignement de la Haute-Yamaska. «Quand les profs demandent des services pour leurs élèves et se font répondre qu'il n'y a pas d'argent, ils ne comprennent pas comment un cadre peut continuer à être payé sans travailler», dit-il.

Plusieurs employés sont aussi inquiets de l'éventualité que l'ex-dg réintègre son poste. «Il y a encore une crainte qu'il revienne», dit M. Bédard.

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