Éviction de la «dame aux chats»: Cowansville se rétracte

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Donna Wilson a poursuivi Cowansville parce que la municipalité avait fait euthanasier la trentaine de chats qu'elle hébergeait dans son appartement.

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Pascal Faucher
La Voix de l'Est

(Cowansville) Cowansville n'a pas attendu de recommandation formelle d'un vétérinaire avant d'euthanasier la trentaine de chats qu'une citoyenne hébergeait dans son appartement.

Dans un communiqué émis hier, la Ville se rétracte partiellement d'une déclaration diffusée en novembre, dans la foulée d'un jugement qui la condamnait à verser 4500 $ à Donna Wilson. La «dame aux chats» avait fait l'objet d'une descente policière et sanitaire médiatisée, quatre ans plus tôt, parce que son logement était insalubre.

La déclaration du maire Arthur Fauteux se lisait alors comme suit: «Nous avons [...] fait évaluer l'état des chats par une vétérinaire qui a fortement conseillé à la Ville de procéder à l'euthanasie en raison de leur état de santé précaire». La Ville déclare aujourd'hui que ce passage était inexact et «découle d'une erreur de bonne foi».

«Il y a eu une évaluation, mais [une évaluation officielle] ce n'est pas ce qui est ressorti au procès», indique Me Stéphanie Déraspe, directrice du greffe et des affaires juridiques à la Ville de Cowansville.

Cela dit, elle soutient que «clairement, on voyait que les chats étaient malades».

Demandes

Selon nos informations, le communiqué d'hier fait suite aux demandes pressantes du président de la fondation Dignité, amour et compassion, François Blaney, pour rectifier ce détail. M. Blaney appuyait Mme Wilson dans son recours juridique contre la Ville et a témoigné en sa faveur.

Le jugement de la Cour supérieure mentionne que la Ville aurait dû avoir une autorisation judiciaire pour saisir et mettre fin aux jours des chats de Mme Wilson. Mais le tribunal reconnaît que les bêtes ne recevaient pas les soins requis. La réclamation initiale de Mme Wilson était de 98 100 $.

«Si la situation se présente à nouveau, nous connaîtrons toutes les étapes légales», a déclaré la maire Fauteux en novembre.

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