Caucus de la CAQ: la reprise économique avant tout

Le chef de la CAQ, François Legault, a... (Alain Dion, La Voix de l'Est)

Agrandir

Le chef de la CAQ, François Legault, a fait une première annonce sur le plan économique, lundi, dans le cadre du caucus présessionnel du parti.

Alain Dion, La Voix de l'Est

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Jean-François Guillet
La Voix de l'Est

(Bromont) La Coalition avenir Québec veut faire de l'économie une de ses priorités. À ce propos, le chef caquiste, François Legault, a suggéré en marge de la première journée du caucus présessionnel du parti à Bromont, lundi, que Québec mette sur pied un Fonds de relance destiné au secteur manufacturier. Cette mesure, estime-t-il, créerait 20 000 emplois, tout en permettant aux entreprises d'investir dans des technologies de pointe.

François Legault a fait valoir que le Québec a un sérieux coup de barre à donner pour relancer son économie comparativement aux autres provinces canadiennes. «Je suis très inquiet de la situation économique actuelle au Québec, a-t-il indiqué d'entrée de jeu en point de presse. Quand on regarde nos voisins, Desjardins prévoit 2,2% [de croissance] en Ontario et 2,5% aux États-Unis. C'est pratiquement le double de la croissance [prévue] au Québec. Les économistes parlent même d'une récession mondiale. On ne peut pas rester les bras croisés devant une telle situation.»

Le chef du second parti d'opposition a par ailleurs décoché au passage une flèche au gouvernement au pouvoir. «Je pourrais me contenter de critiquer les résultats pitoyables et la stratégie qui n'existe pas chez les libéraux. Mais la CAQ veut être constructive».

En ce sens, le Québec doit profiter de la faiblesse du huard pour accroître ses exportations, dont 87% proviennent du secteur manufacturier, a souligné le chef caquiste. «Le problème, c'est la productivité. Pour être capables d'exporter davantage, on a besoin d'entreprises qui ont des coûts compétitifs.»

Pour ce faire, la CAQ s'est inspirée d'une initiative allemande. Le fonds disposerait d'une enveloppe d'un milliard de dollars par année, échelonnée sur cinq ans. Le programme serait géré par Investissement Québec, de concert avec les Centres collégiaux de transfert de technologie puis le Centre de recherche industrielle du Québec. Pour être admissibles, les entreprises doivent avoir un revenu d'exportations équivalant à au moins 30% de leur chiffre d'affaires.

Les compagnies qui y adhéreraient devraient rembourser l'argent public à un taux d'intérêt de 15%, s'il y a gain de productivité. Le montant octroyé correspondrait à 70% de l'investissement pour les grandes entreprises et serait de 90% pour les PME. Selon M. Legault, cette mesure générerait des retombées de sept milliards de dollars, en plus de créer 20 000 emplois.

Paradis fiscaux

Le chef caquiste voulait parler d'économie lundi. Or, le sujet des paradis fiscaux a monopolisé la période de questions du point de presse. M. Legault a notamment été appelé à commenter à plusieurs reprises le fait que Québecor se serait prêté à de l'évitement fiscal pendant que Pierre Karl Péladeau était à la tête de l'entreprise. Le politicien a semblé plutôt irrité par ce tir groupé des médias. «Je pense que c'est à M. Péladeau de répondre à ces questions. Malheureusement, on est loin des préoccupations des Québécois. Actuellement, ils sont inquiets pour leurs emplois, pour leur pouvoir d'achat. Ils sont aussi inquiets quand ils regardent leurs REER qui fondent depuis un mois. Je ne veux pas faire de diversion. Je veux qu'on parle de la relance économique du Québec.»

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer