Baisse de 11,1% des nouvelles constructions à Granby

L'industrie de la construction n'a pas été épargnée... (Janick Marois, La Voix de l'Est)

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L'industrie de la construction n'a pas été épargnée par le ralentissement de l'activité économique. Le nombre de nouveaux logements a chuté de 11,1% en 2015, selon les statistiques annuelles du service d'urbanisme de la ville de Granby.

Janick Marois, La Voix de l'Est

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Marie-France Létourneau
La Voix de l'Est

(Granby) L'industrie de la construction à Granby n'a pas été épargnée en 2015 par le ralentissement de l'activité économique. Le nombre de nouvelles unités de logement a chuté de 11,1%, selon les statistiques annuelles du service d'urbanisme de la Ville. La valeur totale des permis émis s'est toutefois maintenue, grâce à un regain d'activité observé en décembre dernier.

«On a émis en décembre six permis (entre 300 000 et 310 000$ chacun) pour le développement des Terres Miner et trois permis pour des immeubles multilogements sur Montée des Seigneurs. Cela a permis aux valeurs de monter un peu. Je m'attendais à une légère baisse (sur le nombre total des valeurs), mais finalement, on a eu une légère hausse», a commenté lundi le directeur du service d'urbanisme, Dominique Desmet.

En 2015, la valeur des travaux déclarés pour les permis et certificats délivrés a ainsi atteint 95,6 millions$, comparativement à 94,2 millions$ l'année précédente. Les années 2009 et 2014 mises à part, la valeur annuelle des investissements réalisés a toujours été supérieure à 110 millions$ à Granby depuis 2007.

Aussi, 369 nouveaux logements ont été construits en 2015, contrairement à 415 l'année précédente. Depuis 2007, il faut remonter à 2011 (348 unités de logement) et à 2013 (313 unités) pour retrouver des performances similaires. Le nombre de nouvelles constructions est généralement supérieur à 400 unités par année.

À la lumière de ces statistiques, le directeur du service d'urbanisme souligne qu'elles tendent à démontrer un glissement des permis de construction vers les permis de transformation et de rénovation. «Les valeurs ont été maintenues, alors que le nombre de logements a baissé; forcément il y a eu une migration vers la transformation et les rénovations», analyse M. Desmet.

Partenaires recherchés

«Dans une économie qui ne va pas bien, c'est quand même surprenant qu'on n'ait pas baissé plus que ça», a pour sa part réagi le maire Pascal Bonin.

Les dernières statistiques de la construction envoient néanmoins un message, croit-il. «On est une des villes et des régions les plus prospères et on enregistre une légère baisse; ça envoie un signal, juge Pascal Bonin. La région se porte bien, mais elle pourrait aller drôlement mieux si on avait des partenaires pour avancer dans nos projets qui sont très porteurs pour l'économie.»

Granby attend entre autres une réponse à la demande de subvention qu'elle a logée auprès du gouvernement du Québec pour la construction d'un centre aquatique. Autre dossier dont les échos tardent à venir: la demande de financement pour l'aménagement, avec le Cégep de Granby, d'un institut technologique dans l'église Notre-Dame.

Le maire Bonin déplore «l'obsession» du gouvernement «pour le déficit zéro». «Ça se fait au détriment des municipalités, des CPE, de l'éducation, de la santé...», laisse tomber celui qui souhaite plutôt être «partenaire de la relance économique» et qui croit que l'économie québécoise a besoin d'un «électrochoc».

Et 2016?

Dans les circonstances, difficile de prédire l'allure que prendra l'année 2016, dit le directeur du service d'urbanisme de la Ville. Certains projets d'importance sont quand même dans l'air, comme le complexe résidentiel pour retraités piloté par Réseau Sélection, à l'angle des rues Racine et Saint-Charles Sud, ainsi que le développement commercial dans le secteur de la rue Saint-Jude Nord.

«Ça pourrait atténuer la baisse dans le secteur résidentiel. Ce type de permis-là a de l'impact parce que les chiffres peuvent partir à la hausse», note Dominique Desmet.

À lui seul, le projet de Réseau Sélection pourrait permettre la construction de 300 unités de logement - en deux phases - et entraîner un investissement de 45 millions$, selon les informations transmises le mois dernier. Il est prévu, lors de la phase deux, de construire un immeuble de 10 étages sur le site. Le conseil municipal a donné son accord à un changement de zonage permettant une telle hauteur dans ce secteur de la Ville en décembre dernier. Il a été impossible hier d'obtenir la confirmation auprès du promoteur que ce projet pourrait démarrer en 2016.

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