Granby choisit ses ambassadeurs culturels

Trois des membres des Vulgaires Machins, Maxime Beauregard,... (Photos Julie Catudal)

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Trois des membres des Vulgaires Machins, Maxime Beauregard, Guillaume Beauregard et Marie-Ève Roy entourent le conseiller municipal Robert Vincent qui leur a remis une statuette confectionnée par l'artiste Roger Lapalme.

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Cynthia Laflamme
La Voix de l'Est

(Granby) Granby a maintenant deux ambassadeurs culturels. Le comité de sélection y est allé avec audace en choisissant les Vulgaires Machins comme ambassadeurs artistes. Le philanthrope Placide Rodrigue a quant à lui reçu le titre d'ambassadeur en tant qu'intervenant culturel. Leur carrière a, en quelque sorte, toutes deux commencé dans un salon.

Il s'agissait de la première édition de ce nouveau programme d'ambassadeurs de la culture. Tous les deux ans, les ambassadeurs seront renouvelés au terme d'un appel de candidatures. Les ambassadeurs choisis doivent venir de Granby, y avoir vécu un minimum de dix ans ou y avoir eu leur atelier pendant une aussi longue période.

Chaque ambassadeur a eu droit à une présentation d'une trentaine de minutes par trois personnes proches ou qui l'ont côtoyé.

Pour les Vulgaires Machins, le journaliste et membre du jury Ugo Giguère a tenu à dire quelques mots sur l'influence qu'a eue le groupe pour les jeunes «un peu rebelles» de sa génération avec leurs textes engagés et politiques.

«Ce que je trouve le plus fascinant, c'est que nos tout premiers ambassadeurs artistes sont des ambassadeurs de la contre-culture, des revendicateurs. Je trouve que ça en dit long sur l'ouverture du milieu culturel de Granby», a noté M. Giguère.

Audace

Guillaume Beauregard, Marie-Ève Roy et Maxime Beauregard étaient tous trois dans la salle d'exposition Boréart pour recevoir une statuette confectionnée par l'artiste Roger Lapalme.

«Je suis très ému, a confié le chanteur Guillaume Beauregard au public et aux dignitaires présents pour la cérémonie protocolaire. J'avais écrit quelque chose, mais on dirait que ça n'a pas sa place. Comme disait Ugo, c'est du courage et de l'audace que la Ville a eus en pensant à nous.»

Le groupe punk rock a été fondé en 1995 et a été un pilier de la scène alternative jusqu'en 2011. Daniel Beauregard, le père de Guillaume, a été le témoin des premières notes du groupe. Il a même sorti une relique qu'aujourd'hui les jeunes ne connaissent pas, une cassette, sur laquelle un premier enregistrement de salon a été fait.

M. Beauregard raconte que cette cassette a été remise par les membres de Vulgaires Machins au groupe Grimskunk après un concert. «Ce fut le début de l'aventure. Ça a attiré l'attention du groupe, qui était la référence de la scène punk rock.»

Directeur général et artistique pour le Festival international de la chanson de Granby, Pierre Fortier a aussi eu de bons mots pour le groupe. Il a notamment découvert toute la richesse des textes grâce à la douceur de la musique acoustique sur le disque Vulgaires Machins Acoustique.

Philanthropie et culture

Grand bénévole dans la communauté culturelle et important philanthrope pour la Fondation du centre hospitalier de Granby, Placide Rodrigue a eu droit à des présentations tout en humour.

Il a été l'initiateur de plusieurs actes de la scène culturelle granbyenne. Sa fille Annie se souvient encore du salon transformé en chantier alors que son père s'évertuait à créer décors et costumes pour diverses pièces. «Il a permis à des gens de se déployer», a-t-elle souligné.

C'est aussi lui le grand manitou derrière les concerts pour la Fondation du centre hospitalier de Granby, qui ont permis d'amasser jusqu'ici tout près de 1 M$. Alain Jacques, ancien directeur général de la fondation, souhaite le voir atteindre la marque du million prochainement.

«On l'aime, Placide, avec ses idées et ses concerts», a lancé Gilles Baron, président du Palace de Granby. «Et il nous en prépare déjà deux autres (concerts)», reprend Alain Jacques.

42 ans de bénévolat

M. Rodrigue, un Granbyen d'adoption, a consacré 42 ans de sa vie au bénévolat pour développer et faire rayonner la culture de Granby. De par son approche, il a permis à des bourgeons d'éclore et à des idées d'être propulsées.

De nombreux prix lui ont été décernés pour sa «carrière professionnelle de bénévole», et ce n'est pas fini. Il recevra bientôt un prix honorifique d'une autre grande institution, promet M. Jacques.

Placide Rodrigue a été un pionnier pour le Palace de Granby. Cofondateur des Grands concerts Desjardins, il a notamment été membre du premier conseil d'administration de la salle de concert dans sa forme actuelle, après s'être impliqué de toutes les manières par le passé.

«On m'a un peu secoué, a réagi le principal intéressé, visiblement ému. Je veux faire un voeu pour nos élus et nos gens du milieu. Que tout le monde travaille ensemble, qu'ils soient créatifs, audacieux et visionnaires pour faire avancer la culture à Granby.»

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