Une gymnastique pour les résidences pour aînés

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Les résidences pour aînés en prennent pour leur rhume. Soucieuses d'offrir des repas sains et équilibrés à leurs clientèles, elles absorbent des pertes budgétaires en raison de la croissance du prix des aliments.

David Boily, La Presse

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Cynthia Laflamme
La Voix de l'Est

(Granby) Les résidences pour aînés en prennent pour leur rhume. Soucieuses d'offrir des repas sains et équilibrés à leurs clientèles, elles absorbent des pertes budgétaires en raison de la croissance du prix des aliments.

«C'est évident qu'il y a une gymnastique à faire concernant l'approvisionnement, confie Réal Larin, directeur de l'approvisionnement des Résidences Soleil - Groupe Savoie. Groupe Savoie ne change pas la qualité de ses menus et de ses ingrédients.»

La quinzaine de résidences du groupe tentent néanmoins, tout comme les concessionnaires de cafétérias d'école, de remplacer les aliments trop dispendieux, comme la salade.

«On en a toujours, mais la laitue Iceberg était hors de prix dernièrement, ajoute M. Larin. En plus, elle n'était pas de bonne qualité. On a travaillé avec de la romaine et d'autres variétés. Nos chefs ont râpé des carottes pour augmenter le volume.»

Les résidents peuvent ainsi aller chercher les vitamines nécessaires. Même chose pour les tomates, dont la variété achetée normalement était à un prix inacceptable. Les résidences ont plutôt été approvisionnées en tomates italiennes qui, en plus d'être un produit intéressant, étaient à la moitié du coût.

Quant à la viande, l'entreprise se tourne vers les coupes du boeuf qui sont moins onéreuses.

Trouver les aubaines

La Résidence du Mont, à Granby, absorbe elle aussi la hausse. «On a toujours la même stratégie, indique le directeur Bernard Dumas. On fait des soumissions mensuelles pour avoir des prix raisonnables et pour avoir la qualité qu'on désire. Dans notre budget, si je prends juste la partie nourriture, ça représente moins de 10%. Si ça augmente un peu, ce n'est pas très conséquent. Chez nous, ça ne fait pas un gros changement dans les menus. Les personnes âgées sont assez conservatrices dans ce qu'elles aiment. On ne veut pas le leur enlever.»

Réal Larin profite lui aussi d'un bon réseau de distribution qui lui donne de la latitude et d'un volume assez important pour obtenir un prix moins élevé.

«Je travaille avec plusieurs compagnies, plusieurs vendeurs et on cherche ce qu'on a à trouver. Ça ne change pas vraiment les budgets. On se tient au courant des marchés. On sait que d'ici 2 ou3 semaines, le marché va se replacer. Il n'est pas question d'avoir de coupes drastiques.»

Autrement dit, il y a plus de travail à faire, mais des alternatives se présentent aux résidences pour ne pas sabrer dans la qualité de la nourriture.

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