Urbanisme à Sutton: les 50 registres ouverts en mars

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Les 50 registres portant sur les changements au plan d'urbanisme de la ville de Sutton seront ouverts en mars.

Janick Marois, Archives La Voix de l'Est

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Michel Laliberté
La Voix de l'Est

(Sutton) La Ville de Sutton ouvrira 50 registres en mars pour faire approuver des changements de zonage et de lotissement à son plan d'urbanisme. Les opposants aux changements décrient la décision du conseil de procéder ainsi puisque la Cour supérieure sera appelée dans deux semaines à se prononcer sur la légalité du processus.

La date précise de l'ouverture des registres n'a pas encore été fixée, souligne Me Jean-François D'Amour, directeur général de la Ville. Elle doit avoir lieu dans les 45 jours de l'adoption de la résolution décrétant sa tenue, a-t-il expliqué. La fenêtre sera en mars, a-t-il toutefois précisé.

La Ville publiera 50 avis publics précisant les règlements en cause, les zones concernées par ceux-ci ainsi que le nombre de signatures minimales requises pour tenir un référendum. Les avis publics paraîtront dans le journal Le Guide à la mi-février. Ils coûteront 19 600 $, a indiqué Me D'Amour.

Le conseil doit aller de l'avant, soutient le maire LouisDandenault. «On est unanime au conseil; ça fait longtemps qu'on parle de tout ça et on veut que ça aboutisse», affirme-t-il.

Pour M. Dandenault, les changements proposés faciliteront la construction résidentielle et du coup le développement de la Ville. «Les changements dont on parle, on les trouve raisonnables. On continue», a-t-il lancé vendredi lorsque nous l'avons joint.

Les membres du Regroupement pour un développement durable à Sutton, qui conteste devant la Cour supérieure la façon dont s'est prise la Ville pour changer de grands pans de son plan d'urbanisme, ne comprennent pas la décision du conseil de poursuivre le processus.

Robert Benoit y voit une gestion hasardeuse de risques. D'abord, calcule-t-il, cela va coûter 20 000 $ à la Ville en avis publics pour des registres. De l'argent gaspillé, selon lui, advenant que la cour décide que tout le processus est illégal et rejette les changements. Dans une telle éventualité, fait-il remarquer, la crédibilité de la Ville aura été mise à mal. «La Ville prend des risques importants», conclut-il.

M. Benoit n'en démord pas: la seule façon démocratique de décider du sort des changements proposés est de passer par un référendum ouvert à l'ensemble de la population.

Les deux parties en découdront les 8, 9 et 10 février devant un juge de la Cour supérieure. Une quatrième journée, soit le12 février, a également été prévue.

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