Manège équestre : une entreprise montréalaise obtient le contrat

Voici une des esquisses du manège dévoilées dans... (photo alain dion, archives la voix de l'Est)

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Voici une des esquisses du manège dévoilées dans le cadre d'une présentation publique, le 6 janvier.

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Jean-François Guillet
La Voix de l'Est

(Bromont) C'est finalement Construction C.A.L qui a remporté l'appel d'offres pour l'érection du manège en vue des Jeux équestres mondiaux de 2018 à Bromont, devançant les neuf autres soumissionnaires. Les travaux pourraient commencer dès la mi-février.

L'objectif budgétaire pour construire le manège est de 8 325 000$, selon l'avis aux soumissionnaires. Le contrat a été octroyé par la Société d'agriculture du comté de Shefford (SACS) à Construction C.A.L pour la somme de 8 194 866$, soit le montant proposé par la compagnie.

«C'est un bon projet pour Bromont et on est bien contents de pouvoir le réaliser», a indiqué Ross Commodari, gérant de projet et estimateur pour l'entreprise.

L'appel d'offres avait été lancé par la SACS le 14 juillet. Les enveloppes scellées des 10 soumissionnaires avaient été ouvertes publiquement le 10 septembre par l'architecte désignée du projet, Caroline Denommée, dans les locaux du Comité organisateur des Jeux équestres mondiaux (COJEM).

Des compagnies de Montréal (4), Sherbrooke (2), Terrebonne, Saint-Jean-sur-Richelieu, Drummondville et Bromont (Eurovia Québec construction) ont soumissionné pour le projet. Selon l'avis publié sur la plateforme du système électronique d'appel d'offres (SEAO) du gouvernement du Québec, le plus haut montant proposé s'élève à 9 532 969$.

Ajustements

Au cours des derniers mois, les plans du manège équestre présentés aux citoyens ont suscité de vives réactions au sein de la population de Bromont. Une première esquisse avait été dévoilée lors d'une rencontre d'information, le 14 mars 2015. Plusieurs personnes ayant pris la parole durant la période de questions ont vertement critiqué l'apparence et l'envergure du bâtiment qui, clamaient-elles, détonnait dans le décor champêtre des environs.

L'architecte de renom Pierre Thibault a récemment été appelé en renfort pour épauler sa consoeur, Caroline Denommée. Ceci afin de dénouer l'impasse en amenant des idées neuves. De nouvelles esquisses ont découlé du travail du duo. Celles-ci ont été présentées aux citoyens, le 6 janvier. Le lendemain, les élus ont tranché à l'unanimité en faveur de la mise en oeuvre des plans architecturaux.

Une des solutions préconisées par M. Thibault pour atténuer l'impact visuel de l'ensemble est de créer une colline s'élevant graduellement jusqu'au manège, puis à l'écurie attenante afin de les dissimuler. Un muret de béton serait aménagé pour soutenir le monticule. Le toit de l'écurie serait végétalisé, tandis que celui du manège serait fait d'une membrane élastomère dont la couleur devrait s'harmoniser au décor. De plus, des lattes de bois espacées, de pruche ou de mélèze, dépassant le manège seraient disposées autour des deux bâtiments pour qu'ils se fondent encore davantage au paysage. «On veut créer une illusion», avait expliqué M. Thibault.

Ces améliorations engendreront toutefois quelques «ajustements» basés sur les plans finaux, a mentionné M. Commodori. Les coûts de construction sont donc appelés à bouger. «[La Sacs] nous a octroyé le mandat au même montant qu'on a soumis, avec l'intention de faire une correction après que les plans soient révisés. Il va y avoir des crédits aussi à donner parce que toute l'enveloppe [du bâtiment] a changé. Il y a une tour qui a été enlevée, alors ça modifie passablement l'apparence du bâtiment», a dit le gérant de projet.

Échéancier

«Les travaux doivent débuter dès l'attribution du marché et être complétés [sic] dans un délai de 40 semaines de l'attribution du marché», stipule l'avis aux soumissionnaires. «Pour l'instant, l'échéancier ne devrait pas être affecté. On est en phase 1, qui est le design de la structure. Les travaux devraient commencer vers la fin-février et être exécutés d'ici la fin octobre», a mentionné M. Commodori.

Il n'a pas été possible d'obtenir les commentaires de la SACS dans le dossier, l'organisation nous dirigeant vers son avocate Me Marie-Claude Jarry.

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