CPE Le Grand Chapiteau: près du tiers des emplois menacés

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La directrice du CPE Le Grand Chapiteau de Granby, Chantal Pontbriand, accompagnée d'employés dont les emplois sont menacés par les coupures de 120 millions $ prévues dans le réseau, a rencontré le député de Granby, François Bonnardel.

Alain Dion, La Voix de l'Est

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Marie-France Létourneau
La Voix de l'Est

(Granby) Le député de Granby, François Bonnardel, a été sensibilisé à l'impact qu'auraient les compressions budgétaires envisagées dans le réseau des centres de la petite enfance (CPE). Des employés du CPE Le Grand Chapiteau à Granby, dont les emplois sont menacés, se sont présentés à son bureau jeudi matin.

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Les membres de la CAQ seront réunis en caucus la semaine prochaine à Bromont. Et la question des CPE est un des sujets à l'ordre du jour, dit le député de Granby, François Bonnardel. 

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Pour ce seul CPE, jusqu'à sept personnes (une directrice, des éducatrices et un cuisinier) pourraient perdre leur travail, si les compressions de 120 millions prévues par le gouvernement du Québec en 2016-2017 se matérialisent.

Le Grand Chapiteau, qui accueille 144 enfants dans deux installations situées sur la rue Robinson Nord, pourrait être privé de 209 000$, ce qui représente 15% de son budget, a souligné Chantal Pontbriand, directrice de l'établissement qui compte 24 travailleurs.

Elle et son groupe d'employés se sont entretenus avec le député Bonnardel durant près d'une trentaine de minutes; rencontre à laquelle les médias n'ont cependant pu assister.

«Ce n'est pas juste leur emploi qui est menacé, mais tout le réseau et la qualité des services qu'on offre aux enfants», a déploré Mme Pontbriand au terme de la rencontre. «On a développé une expertise avec les enfants de milieu vulnérable et avec les enfants handicapés. C'est tout ça qui est aussi mis en péril», ajoute-t-elle.

La vie et la mort

Cette visite à François Bonnardel s'ajoute aux autres initiatives (chaînes humaines, manifestations, appels et messages aux députés) adoptées par Le Grand Chapiteau, et l'ensemble des CPE québécois, pour se faire entendre.

Anouk Ménard, éducatrice spécialisée, y participe activement. «Je suis sur le point de perdre mon emploi. Si les coupures passent, je me retrouve sur le chômage, avec deux jeunes enfants. Ça me fait peur», a-t-elle laissé tomber jeudi.

«Mais ce n'est pas juste pour nous, c'est autant pour les enfants et ce qu'on leur offre dans ce type de service. Plusieurs enfants ont des besoins spécifiques. Sans ce type de support, ils rentreraient à l'école avec beaucoup de difficultés», estime-t-elle.

«On demande au gouvernement d'abolir les coupes de 120 millions$. De toute façon, c'est une peccadille dans leur budget, tandis que pour nous, c'est la vie et la mort, tout simplement. C'est un carnage», renchérit Ève Raymond, directrice adjointe pédagogique, qui risque aussi de se retrouver sans emploi.

Selon elle, il y a déjà eu suffisamment de coupures dans le réseau. «Dans une organisation comme la nôtre, la gestion est déjà très saine. On n'a rien à se reprocher», estime Mme Raymond.

Oreille attentive

Chose certaine, les représentants du CPE Le Grand Chapiteau ont trouvé une oreille attentive auprès du député Bonnardel. «Je comprends leur inquiétude, leur tristesse, de voir un réseau qu'on veut, dans une certaine mesure, saccager», a-t-il commenté aux médias.

Selon lui, la perte de 15% de son budget avec laquelle pourrait avoir à composer le CPE de la rue Robinson n'est «pas banale». Elle est même «énorme».

«Dans ces conditions, on comprend que le retour à l'équilibre budgétaire du gouvernement est important - et je suis un de ceux qui croient qu'on doit le retrouver -, mais là, à quel prix quand on voit que l'équilibre va être retrouvé, à moins d'une catastrophe, cette année et l'an prochain», s'interroge François Bonnardel. Question de maîtriser le dossier, il a demandé au Grand Chapiteau de lui remettre un portrait budgétaire détaillé.

Les membres de la CAQ seront réunis en caucus la semaine prochaine à Bromont. Et la question des CPE est «un des sujets importants» à l'ordre du jour, ajoute-t-il. «On va prendre une position commune pour attaquer dès la rentrée le 9 février», affirme le député.

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