Mort tragique d'un chauffeur de taxi : distraction ou malaise au volant?

La cause exacte de la collision qui a... (photo archives La Voix de l'Est)

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La cause exacte de la collision qui a coûté la vie à un chauffeur de taxi en septembre 2015 à Acton Vale n'a pu être déterminée par le coroner. Un manque de vigilance causé par une distraction ou un malaise sont toutefois les deux hypothèses privilégiées.

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Karine Blanchard
La Voix de l'Est

(Acton Vale) La cause de la collision qui a coûté la vie à un chauffeur de taxi en septembre 2015 à Acton Vale n'a pu être déterminée avec certitude par la coroner Stéphanie Gamache. Dans son rapport d'enquête récemment rendu public, cette dernière conclut que Jean-Guy Martel est décédé d'un traumatisme crânien, mais qu'il est impossible de connaître l'origine exacte de la collision mortelle.

Cette dernière privilégie toutefois deux hypothèses. «Le mouvement du volant qui a contribué à l'impact peut avoir été causé soit par un manque de vigilance en raison d'une distraction ou par un malaise en raison des différentes pathologies de Jean-Guy Martel», écrit la coroner.

Collision

Rappelons que le Valois de 53 ans a perdu la vie lors d'une violente collision avec un camion poids lourd sur la route 116, le matin du 28 septembre 2015. Il était alors au volant de son véhicule taxi de marque Dodge Grand Caravan.

Les témoignages recueillis sur place démontrent que le véhicule a dévié doucement de sa trajectoire et s'est retrouvé dans la voie inverse. Le reconstitutionniste de la SQ a pu établir que le poids lourd roulait à une vitesse approximative de 90 km/h, soit la limite permise dans le secteur, alors que le chauffeur de taxi circulait à 98 km/h.

L'état mécanique des véhicules n'a aucunement contribué à la collision, note l'expert de la Sûreté du Québec

Le système d'enregistrement de données du véhicule de la victime a révélé que son véhicule a légèrement dévié vers sa gauche avant de tenter de corriger sa trajectoire. Le mouvement du volant possédait, selon les policiers, les caractéristiques d'un manque de vigilance ou d'une fausse manoeuvre.

Jean-Guy Martel n'a pas freiné et a retiré son pied de l'accélérateur une fraction de seconde avant l'impact, lit-on dans le rapport.

Les informations colligées par la coroner démontrent que la victime possédait un cellulaire, mais avait l'habitude de porter une oreillette afin de ne pas l'utiliser au volant. Son cellulaire a été pulvérisé lors de l'impact, ce qui a empêché les policiers d'y recueillir des données.

 Il n'a pas été possible de confirmer si l'oreillette se trouvait en place ou pas lors de la collision.

Pathologies

La coroner Gamache indique que Jean-Guy Martel souffrait notamment de diabète, et qu'il avait consulté pour des épisodes de perte de conscience quelques mois plus tôt.

C'est pourquoi elle retient les hypothèses d'une distraction au volant ou d'un malaise pour expliquer la collision.

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