Les ministres de la Santé veulent parler d'argent

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«Je ne crois pas que vous puissiez discuter des soins de santé sans parler d'argent», a soutenu le ministre de la Santé de la Colombie-Britannique, Terry Lake, mercredi en conférence de presse.

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Victoria

Les provinces et les territoires souhaitent que le gouvernement fédéral couvre jusqu'à au moins 25 pour cent leurs dépenses en matière de soins de santé.

Le ministre de la Santé de la Colombie-Britannique, Terry Lake, a tenu ces propos alors qu'il se préparait avec ses homologues à rencontrer, jeudi, la ministre fédérale de la Santé, Jane Philpott, à Vancouver.

Mme Philpott avait déjà laissé entendre qu'elle voulait plutôt s'attarder à la manière de dépenser les sommes en santé de manière plus efficace.

M. Lake croit que la rencontre fédérale-provinciale de deux jours qui s'ouvrait mercredi pourrait ouvrir la voie à de nouvelles ententes, l'automne prochain, sur le mode de financement ou les politiques en matière de médicaments.

Signe possible de ce réchauffement, Mme Philpott, avait annoncé mardi, à la veille de la rencontre de Vancouver, qu'Ottawa se joint au programme d'achats groupés de médicaments sur ordonnance, mis sur pied par les provinces et territoires afin de réduire leurs coûts.

Selon Ottawa, l'Alliance pancanadienne pharmaceutique a permis d'économiser plus de 490 millions $ par année. Le gouvernement fédéral administre le régime d'assurance médicaments - dont le budget atteignait 630 millions $ en 2014 - pour les militaires, les anciens combattants, la Gendarmerie royale du Canada, les Premières Nations, les détenus et les demandeurs d'asile.

Le ministre Lake ne s'attend pas à des annonces majeures sur le financement général à l'issue de la rencontre de Vancouver, mais il croit que ces discussions serviront de base pour la conclusion d'ententes à l'automne.

«Je ne crois pas que vous puissiez discuter des soins de santé sans parler d'argent», a soutenu M. Lake, mercredi, en conférence de presse.

«En fait, (la santé) compte pour 43 pour cent de plusieurs de nos budgets provinciaux, et bien que nous soyons heureux de pouvoir en discuter et d'avoir des discussions plus en profondeur sur le financement, nous disons clairement que nous ne pouvons pas vraiment discuter des soins de santé sans parler de la manière de payer pour ces soins», a-t-il ajouté.

Michael Prince, spécialiste des politiques en matière de santé à l'Université de Victoria, note que le précédent gouvernement conservateur n'était pas très chaud à l'idée de discuter avec les provinces, notamment en matière de santé.

Le gouvernement libéral nouvellement élu a promis d'être plus fédérateur, mais le professeur Prince rappelle que les enjeux de santé sont souvent ramenés à une affaire de gros sous.

Une approche «rafraîchissante»

Le ministre de la Santé de l'Ontario, Eric Hoskins, a affirmé que les ministres provinciaux appréciaient l'approche «rafraîchissante» du nouveau gouvernement fédéral dans la collaboration avec les provinces, tout en ajoutant que cela ne signifiait pas que Mme Philpott n'aurait pas de comptes à rendre.

«Je crois pouvoir dire qu'il y a un réel enthousiasme dans la salle à l'anticipation d'un autre genre de relation avec notre partenaire fédéral, a dit le ministre ontarien. Cela ne veut pas dire que nous n'allons pas, nous tous, avoir d'abord en tête les meilleurs intérêts des citoyens de nos provinces et territoires.»

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