Les bacs bruns bien acceptés, croit Pascal Bonin

Une quinzaine de citoyens ont assisté mardi soir... (Alain Dion, La Voix de l'Est)

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Une quinzaine de citoyens ont assisté mardi soir aux audiences publiques sur le projet de PGMR 2016-2020 de la MRC de la Haute-Yamaska. Le préfet Pascal Bonin ne s'en formalise pas, y voyant un signe que les citoyens acceptent l'idée de recueillir les matières organiques avec des bacs bruns.

Alain Dion, La Voix de l'Est

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Michel Laliberté
La Voix de l'Est

(Granby) La faible participation de citoyens mardi à la première consultation publique sur le futur plan de gestion des matières résiduelles de la MRC de la Haute-Yamaska n'inquiète pas le préfet Pascal Bonin. Il y voit plutôt un signe que les citoyens approuvent la mise en place par la MRC d'une collecte des matières organiques en dotant 27 000 résidences sur le territoire d'un bac brun.

«Les citoyens savent ce qu'on veut faire. Je pense que si peu de personnes sont venues hier soir (mardi), c'est que notre projet avec les bacs bruns concorde avec ce qu'ils pensent», a affirmé M. Bonin en entrevue mercredi. «Il faut que l'on revalorise nos matières organiques. On est rendus là et les gens sont rendus là aussi parce que ça correspond à leurs attentes. L'objectif des maires est qu'on se donne ce service d'ici 2019.»

M. Bonin ne pense pas que le mauvais temps ait pu décourager des gens de se rendre à l'hôtel de ville de Granby pour faire valoir leurs opinions au sujet du projet de PGMR. Son expérience politique l'amène à conclure que le projet présenté est bien accepté. «Quand quelque chose ne fait pas l'affaire des citoyens, ils n'hésitent pas à venir nous le dire. Même quand il ne fait pas beau», a-t-il dit à la rigolade.

Questionné sur la responsabilité des épiceries dans la revalorisation des contenants de polystyrène, M. Bonin estime qu'elles doivent faire partie de la solution. Lors des audiences publiques, une citoyenne de Granby, Luce Bérard, a suggéré que les épiceries mettent à la disposition de leurs clients des boîtes où ils pourraient les déposer. «Une idée brillante», a commenté le préfet. «On voit que Mme Bérard a beaucoup réfléchi à ces questions. Tout le monde va à l'épicerie. On apporte nos sacs récupérables. Pourquoi ne pourrait-on pas ramener les contenants de polystyrène? Il faut qu'on étudie ça.»

Jason Gaouette ne privilégie pas une telle approche. Copropriétaire du Marché Gaouette IGA dans les Galeries de Granby, il voit mal les clients revenir avec des contenants de polystyrène. «Ça serait compliqué. On doit déjà s'occuper des bouteilles de bière vides et des cannettes consignées que les gens ramènent. Je pense qu'il serait plus simple pour les citoyens de les mettre (contenants de polystyrène) dans leur bac bleu. Les recycleurs pourraient les revaloriser.»

Les recherches se poursuivent dans l'industrie des marchés d'alimentation, a dit l'homme d'affaires, pour trouver des solutions de rechange au polystyrène. «Des contenants sont à l'essai, mais on n'a rien trouvé encore pour le remplacer. On continue de chercher», assure-t-il.

Brainstorming

La MRC, soutient M. Bonin, «poursuit son brainstorming» pour trouver des outils afin de faciliter la tâche aux citoyens afin qu'ils augmentent le taux de revalorisation des matières résiduelles. «On connaît notre but. Ce qu'on fait maintenant, c'est trouver les chemins qui vont nous permettre d'y arriver. On a des idées et on veut entendre celles des citoyens.»

Les efforts pour revaloriser les matières résiduelles peuvent mener à des occasions d'affaires, pense le préfet. Il souligne l'expertise dans le domaine du plastique détenue par des entreprises de la région. Avec l'aide de chercheurs de l'Université de Sherbrooke, suggère-t-il, peut-être peuvent-elles inventer des sacs d'épicerie biodégradables. «Leur cycle de décomposition serait rapide, ce qui fait qu'on pourrait les mettre au compost au lieu de les jeter. Ça serait un beau projet, bon pour l'économie de la région», soutient-il.

Certaines villes ont décidé de bannir les sacs de plastique. Trouver une solution de rechange à ces sacs représente un défi plus intéressant, fait valoir M. Bonin.

Les citoyens de la MRC ont jusqu'au 22 janvier pour soumettre leur mémoire en lien avec le PGMR 2016-2020.

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