PGMR : timide participation citoyenne

Karine Denis, responsable du PGMR à la MRC... (photo Alain Dion)

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Karine Denis, responsable du PGMR à la MRC de la Haute-Yamaska, a résumé les faits saillants des prochaines actions pour améliorer le bilan de revalorisation des matières résiduelles de la MRC.

photo Alain Dion

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Michel Laliberté
La Voix de l'Est

(Granby) La future mouture du plan de gestion des matières résiduelles de la MRC de la Haute-Yamaska ne semble pas susciter beaucoup d'intérêt parmi la population. À peine une quinzaine de personnes ont assisté mardi soir à l'hôtel de ville de Granby à la première rencontre de consultation publique pour déterminer de quoi sera fait le PGMR 2016-2020.

C'est un contraste majeur comparé aux consultations publiques menées en mars 2009 pour doter la MRC d'un nouveau PGMR. L'audience tenue à Granby avait alors attiré 125 personnes. Les citoyens s'étaient relayés au micro pour inonder les spécialistes de questions. Elles portaient presque toutes sur le projet de la MRC de construire une usine de tricompostage pour transformer les déchets des ménages en compost.

Le projet, évalué à l'époque à 42 millions de dollars, a rencontré plusieurs écueils au fil des ans. La MRC l'a définitivement abandonné l'été dernier après avoir dépensé plus de deux millions de dollars en différents frais.

Comme elle l'avait fait en 2009, Luce Bérard s'est interrogée mardi soir sur la présence de contaminants dans les boues usées de la Ville de Granby. Celles-ci seront transformées en compost, propose le projet de PGMR de la MRC, puis le compost sera étendu dans des terres agricoles.

Les contaminants ne risquent-ils pas de se retrouver dans la chaîne alimentaire par l'entremise des vaches? , a demandé la citoyenne de Granby.

Le ministère de l'Environnement a assuré que cette façon de faire est sécuritaire, a expliqué Karine Denis, responsable du PGMR à la MRC.

Industries, commerces et institutions

Mme Bérard a également questionné les responsables du PGMR sur la participation des industries, commerces et institutions (ICI) - notamment les restaurants - aux efforts pour revaloriser les matières organiques.

Les données de la MRC font état d'un taux de revalorisation des matières organiques de seulement 16% dans les ICI. Des 5714 tonnes produites chaque année, seulement 913 sont revalorisées. Le reste prend le chemin de l'enfouissement.

Le plan de la MRC prévoit doter les 27 000 portes résidentielles sur le territoire de bacs bruns pour revaloriser les restes de table. Mais rien n'est prévu pour les ICI, a confirmé Mme Denis.

Mario Ménard s'est aussi intéressé aux efforts des restaurants. Le citoyen de Granby a demandé s'ils seront éventuellement inclus dans la collecte des matières organiques de la MRC. Une réflexion sera entreprise dans les prochains mois pour déterminer comment les autres producteurs de telles matières peuvent contribuer, a dit Mme Denis.

En entrevue au terme de la soirée, Mme Denis a rappelé que les ICI sont soumis aux mêmes objectifs de revalorisation des matières résiduelles déterminés par le ministère de l'Environnement. D'ici 2020, ces matières ne pourront plus être enfouies, a-t-elle dit. Les ICI devront trouver des solutions pour respecter la loi.

Quelques suggestions ont été proposées par Mme Bérard pour faciliter la revalorisation des matières résiduelles. Elle a recommandé que les épiceries se dotent de boîtes où leurs clients peuvent laisser des récipients faits de polystyrène. Les légumes qu'on trouve dans les épiceries sont souvent emballés dans de tels contenants, a-t-elle fait remarquer.

La deuxième et dernière consultation publique aura lieu mercredi, dès 19 h, à la salle du conseil de la Ville de Waterloo.

La commission consultative indépendante remettra son rapport au conseil des maires en mars.

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