Agrandissement de l'école Saint-Vincent: le processus enclenché

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La présidente de la CS, Andrée Bouchard, a fait le point en entrevue sur le dossier.

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Karine Blanchard
La Voix de l'Est

(Saint-Césaire) Le projet d'agrandissement de l'école primaire Saint-Vincent de Saint-Césaire est bel et bien enclenché. Les travaux débuteront cet été et seront terminés au printemps 2017. Le projet, évalué à plus de 6 M$, permettra à une centaine d'élèves de poursuivre leur cheminement scolaire dans leur communauté.

«C'est un très beau projet et on est très heureux», affirme la présidente de la commission scolaire des Hautes-Rivières, Andrée Bouchard, qui a fait le point sur le dossier en entrevue avec La Voix de l'Est, mardi.

Rappelons qu'à la suite de représentations auprès du gouvernement québécois, la commission scolaire a finalement obtenu le feu vert pour l'agrandissement de l'école primaire Saint-Vincent à Saint-Césaire et de celle d'Ange-Gardien. Ces projets éviteront, pour les cinq prochaines années, à 170 écoliers domiciliés à Saint-Césaire de devoir changer d'école.

Les plans préliminaires de la firme d'architectes ont été présentés au comité de travail la semaine dernière, explique Mme Bouchard. «C'est une firme habituée à réaliser des projets d'agrandissement, d'intégrer des parties neuves avec des parties plus anciennes, dit-elle. On veut harmoniser les locaux actuels avec ceux de la future construction.»

L'école Saint-Vincent a été construite en 1960 et sa façade donne sur la cour arrière des résidences. Elle a déjà subi deux agrandissements dans le passé. «Compte tenu du fait que l'école aura pignon sur rue, on a aussi intérêt à ce que ce soit un projet intéressant visuellement. Pour nous, c'est un défi», indique-t-elle.

Classes supplémentaires

Les travaux prévoient l'ajout de six classes, d'un plateau de gymnase, d'espaces polyvalents, d'un dépôt pour le matériel et de locaux pour le service de garde, ce qui représente une superficie de 1500 mètres carrés supplémentaire. La commission scolaire en profitera pour intégrer un débarcadère pour les autobus et un deuxième pour les parents, ainsi qu'un espace de jeux pour les élèves.

La facture est estimée à 6,2 M$. Québec y contribue à la hauteur de 4,6 M$. La commission scolaire devra également contribuer en déboursant plus d'un million de dollars qu'elle puisera à même ses budgets.

«On reste très heureux d'avoir convaincu le Ministère (NDLR: de l'Éducation) d'adhérer au projet. On se rappelle qu'au début, le gouvernement nous avait autorisé une construction d'une école pour les deux communautés (Ange-Gardien et Saint-Césaire). Le conseil des commissaires, allié aux deux conseils municipaux, a travaillé à convaincre le Ministère que pour ces milieux de vie là, c'était mieux deux agrandissements. Mais en bout de course, il y a une facture», précise Andrée Bouchard, en ajoutant que d'autres investissements seront nécessaires dans les années à venir pour finaliser la mise à niveau de l'école césairoise. La communauté s'est également impliquée et a milité en faveur de l'agrandissement de l'école.

Les plans et devis sont actuellement en préparation pour l'appel d'offres qui sera lancé le 31 mars. De son côté, la Ville de Saint-Césaire a complété les expropriations nécessaires pour permettre l'agrandissement de l'école (lire autre texte).

La première pelletée de terre devrait avoir lieu cet été. Les travaux se poursuivront pendant l'année scolaire. La livraison est prévue en mai 2017.

Évalués à 6,2 M$, les travaux d'agrandissement de l'école primaire Saint-Vincent de Saint-Césaire débuteront cet été. Ils devraient être complétés au printemps 2017.

Le maire de Saint-Césaire, Guy Benjamin. ... (Photo archives La Voix de L'Est) - image 2.0

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Le maire de Saint-Césaire, Guy Benjamin. 

Photo archives La Voix de L'Est

Les procédures d'expropriation tirent à leur fin

Les procédures d'expropriation de neuf résidences nécessaires à la réalisation du projet d'agrandissement de l'école primaire de Saint-Césaire tirent à leur fin. La Ville procédera dans quelques semaines à leur démolition, puis aux travaux de décontamination avant de céder les terrains à la commission scolaire.

«Ce n'est pas évident d'exproprier neuf propriétaires, affirme le maire, Guy Benjamin. Ça s'est relativement bien fait, mais ce n'est pas tous les gens qui sont heureux. Il y a un peu d'amertume dans tout ça. Ce n'est pas évident de mettre des gens à la porte, de prendre possession de leurs biens. Mais les gens ont quand même compris que c'était pour un beau projet.»

Tous les règlements d'expropriation entre les citoyens visés et la Ville, qui se sont faits de gré à gré, précise M. Benjamin, ont récemment été entérinés au conseil municipal. Les sommes qui seront versées aux propriétaires, établies par une firme d'évaluateurs, ont été remises au Tribunal administratif du Québec. Celui-ci doit effectuer certaines vérifications avant d'émettre les chèques aux expropriés, une procédure normale, dit le maire.

La Ville de Saint-Césaire prendra possession des neuf résidences le 29 janvier si les procédures administratives sont terminées. Elle doit ensuite aller en appel d'offres pour la démolition à venir des résidences, une étape qui pourrait être franchie en mars ou avril.

Des inspections devront également être réalisées dans les résidences pour vérifier s'il y a présence d'amiante. Le cas échéant, la Ville devra puiser dans ses coffres pour acquitter les frais de décontamination. Elle devra d'ailleurs payer pour la décontamination de produits pétroliers dans un secteur où était situé anciennement un garage.

La facture finale qui sera déboursée par la Ville de Saint-Césaire n'est pas encore connue, mais elle dépassera les 3M$ «C'est un peu désolant qu'il faille investir beaucoup, déplore le maire. Ce sont les citoyens qui font un effort supplémentaire pour une école, mais je crois que c'est important qu'on agrandisse l'école à Saint-Césaire. Le conseil de ville était d'accord.»

«Je suis fier du projet et le conseil de ville aussi, malgré le grand dérangement, mais je pense que ça va être bon pour les 35, 40 prochaines années», reprend-il du même souffle.

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