Philippe Gatien est dominant

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Les statistiques de Philippe Gatien sont impressionnantes : après 17 matchs, sa moyenne de buts alloués est de 2,31 et son pourcentage d'arrêts est de ,916.

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(Granby) Il avait fait beaucoup parler de lui, à l'automne 2014, alors qu'il avait fait sensation devant le filet de l'Océanic de Rimouski. S'il n'est pas retourné dans la LHJMQ, Philippe Gatien a accumulé les bonnes performances au hockey collégial depuis.

«Les choses vont bien, affirme le gardien qui porte toujours les couleurs des Dynamiques du Cégep de Sainte-Foy. L'équipe joue du gros hockey, mes performances sont à la hauteur et on peut espérer aller jusqu'au bout. Je suis très content.»

À 20 ans, Gatien en est à ses derniers milles au hockey collégial. Et il semble au sommet de son art, comme en font foi ses statistiques: après 17 matchs, sa moyenne de buts alloués est de 2,31 et son pourcentage d'arrêts est de ,916. Il a naturellement participé au match des étoiles du circuit présenté il y a quelques semaines à Montréal, au domicile des Stingers de Concordia.

«On a une bonne équipe et il est important que le gars devant le filet fasse le travail aussi. Mon objectif est simple: je veux donner une chance de gagner à mon club à chaque match.»

Les Dynamiques dominent le classement de la Ligue collégiale, eux qui ont remporté 18 de leurs 27 premiers matchs.

«On est vraiment solides à toutes les positions. La plupart des observateurs s'attendaient à ce qu'on connaisse une bonne saison, mais pas à ce point. Notre recette est simple: on travaille fort et on travaille ensemble.»

La saison dernière, les Dynamiques se sont inclinés au premier tour des séries éliminatoires.

«Mais on a chauffé les Rebelles de Sorel-Tracy, l'équipe de tête l'an dernier. Même si on a été éliminés rapidement, on a beaucoup appris de cette confrontation. Et ça nous sert présentement.»

Vers le hockey universitaire

Non, Gatien n'a pas eu d'autres nouvelles de l'Océanic de Rimouski, avec qui il a disputé un match la saison dernière. Débarqué devant le filet en troisième période, il avait été fumant lors du dernier engagement, de la prolongation et en tirs de barrage et l'Océanic avait finalement disposé de l'Armada de Blainville-Boisbriand 6-5 après avoir tiré de l'arrière 5-3.

«C'est un très, très beau souvenir, rappelle-t-il. Mais je me doutais que les chances de retourner à Rimouski étaient minces, ce qui m'a évité de déprimer parce que je n'ai pas eu d'autres appels. Ça aurait été l'fun de revivre l'expérience de la LHJMQ, mais je suis heureux là où je suis.»

Gatien commence déjà à penser à l'après-hockey collégial. Le hockey universitaire l'intéresse beaucoup.

«Je ne dis pas non au hockey professionnel mineur ni à l'Europe, mais je penche vers l'universitaire. Les études ont toujours été une priorité pour moi.»

Hockey collégial vs LHJQ

À la suite du départ des Cougars de Sherbrooke pour le hockey collégial, on n'a jamais autant comparé le hockey collégial et la Ligue de hockey junior du Québec. Certains avancent même qu'un des deux circuits est de trop et qu'on assistera tôt ou tard à une fusion.

«Je joue au niveau collégial, mais je connais le produit de la LHJQ et je ne suis vraiment pas gêné de jouer là où je joue, indique Philippe Gatien. Le hockey collégial est moins robuste, c'est vrai, mais les joueurs sont aussi rapides et aussi habiles que dans la LHJQ.»

Selon Gatien, qui n'aurait néanmoins pas détesté porter l'uniforme des Inouk, la poussée du hockey scolaire est loin d'être finie.

«La formule est gagnante. On joue du bon hockey et on prépare notre avenir en même temps. Qui peut être contre ça?»

C'est une bonne question, même si c'est un peu plus compliqué que ça.

Au sujet des Cougars, notons qu'ils occupent le quatrième rang (sur 12) du classement du hockey collégial. Ils ont remporté14 de leurs 23 premiers matchs. Ils sont bons, mais ils ne brûlent pas la ligue, comme certains croyaient qu'ils allaient le  faire.

«Je vous le dis, on va de moins en moins sous-estimer le hockey collégial», conclut Philippe Gatien.

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