Construction d'un édifice de150 logements à cowansville: les opposants au projet malmenés

La mairesse suppléante Corinne Labbé s'est montrée incisive... (photo Julie Catudal)

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La mairesse suppléante Corinne Labbé s'est montrée incisive avec le porte-parole du comité Robinson, Jean-Yves Hinse, laissant entendre qu'il se trouvait en conflit d'intérêts en s'opposant au projet de construction d'un édifice de 150 logements dans la rue Principale.

photo Julie Catudal

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Michel Laliberté
La Voix de l'Est

(Cowansville) Les opposants à la construction d'un édifice de 150 logements sur quatre étages dans un secteur patrimonial de la rue Principale de Cowansville ont essuyé des critiques, mardi soir, lors de l'assemblée du conseil municipal.

Trois citoyens ont profité de la période de questions pour remettre en question leur position face au projet de construction de logements pour aînés autonomes, au montant de 25 M$, aux abords du lac Davignon. Les opposants agissent par individualisme, a-t-on pu entendre.

Des gens ont signé la pétition contre le projet pour des raisons personnelles, a dénoncé René Pilon. Selon lui, certains signataires veulent protéger les arbres, «d'autres trouvent que ça va amener trop de monde dans le secteur, que c'est pour des vieux. Je ne pense pas que la majorité des citoyens sont contre ce projet», a-t-il dit. Ce commentaire a été accueilli par des applaudissements.

M. Pilon a fait remarquer que la Ville allait bénéficier de nouvelles taxes foncières grâce à la construction d'un tel immeuble. Les restaurants et d'autres commerces locaux profiteront aussi de la venue de nouveaux résidants, a-t-il ajouté.

En début d'assemblée, la mairesse suppléante Corinne Labbé a pris de front les opposants. Elle a attaqué directement le porte-parole du comité Robinson, Jean-Yves Hinse. Ce dernier venait de demander de nouvelles explications sur le rôle de Lucille Robert dans toute cette affaire. La conseillère du quartier Sweestburg est la belle-mère de l'ancienne propriétaire du terrain où l'immeuble sera construit.

Mme Labbé s'est interrogée sur les véritables motivations de M. Hinse à militer contre le projet. En termes voilés, elle l'a accusé d'être en conflit d'intérêts puisqu'il habite à côté du terrain où le projet est prévu.

Mme Labbé n'en est pas restée là. Elle a dénoncé ce qu'elle a appelé de la «désinformation» véhiculée par M. Hinse au sujet des coûts d'un possible référendum pour statuer sur le sort à réserver au plan d'urbanisme de la Ville. Dans une assemblée en novembre, M. Hinse a affirmé que l'organisation d'un plébiscite coûterait presque le même prix que la valeur du terrain au coeur de la controverse. Or, la mairesse suppléante a affirmé qu'il en coûterait plutôt 100 000$.

En début d'assemblée, un autre membre du comité Robinson a suggéré à la Ville de fournir des documents plus clairs aux citoyens en lien avec les changements proposés dans le nouveau plan d'urbanisme. Philippe Martel soutient que les changements devraient être soulignés dans le nouveau plan, ce qui n'est pas le cas. Seuls des experts s'y retrouveraient, selon lui.

«C'est comme si on voulait cacher les changements», a-t-il dit. «Ça donne l'impression de lois à la Harper», a-t-il ajouté, cynique.

Maire absent

Mme Labbé a pris la relève du maire Arthur Fauteux. Ce dernier a reçu jeudi un traitement de chimiothérapie pour traiter un cancer du sang.

«M. Fauteux se repose. Il va nous revenir en forme», a simplement dit Mme Labbé au terme de l'assemblée. 

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