16 logements à venir à Saint-Paul

La Résidence du Verger, à Saint-Paul-d'Abbotsford, sera démolie... (Photos Julie Catudal)

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La Résidence du Verger, à Saint-Paul-d'Abbotsford, sera démolie dans les prochains jours afin de laisser place à deux immeubles de huit logements destinés à une clientèle variée.

Photos Julie Catudal

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Jonathan Gagnon
La Voix de l'Est

(Granby) L'entreprise du maire Jacques Viens bâtira deux immeubles locatifs sur le terrain de la Résidence du Verger.

La Résidence du Verger, qui hébergeait des personnes âgées à Saint-Paul-d'Abbotsford jusqu'en avril 2014, sera démolie dans les prochains jours afin de laisser place à un projet évalué à 2,5 M$.

Jacques Viens, maire de la municipalité et patron de l'entreprise Can-Bec Immobilier, et son partenaire Jean-Roch L'Heureux comptent diviser le terrain afin d'y bâtir deux immeubles de huit logements destinés à une clientèle variée.

«Il n'y a même pas de six logements à Saint-Paul, souligne M. Viens. On perd nos couples et nos jeunes familles. On a une baisse de population et il fallait faire quelque chose, que ce soit moi ou un autre (entrepreneur) ...»

Le premier édifice de huit logements devrait être finalisé en juillet prochain, tandis que la construction du second se fera au rythme de la demande. Aucun changement de zonage ou de réglementation n'est nécessaire.

Les entrepreneurs espéraient pouvoir rénover le bâtiment actuel, mais, au terme d'études architecturales, ils ont finalement opté pour sa démolition.

«Ça a été laissé dans un état lamentable. On s'est fait voler récemment et on commençait à avoir peur que quelqu'un mette le feu. Il fallait vraiment démolir avant que ça tourne au drame», estime Jacques Viens.

Faillite et vente

Après l'annonce de la faillite des précédents propriétaires, Lucie Lemonde et Pierre Gendreau, le 1er avril 2014, les 17 aînés de la Résidence du Verger ont dû quitter l'endroit dans les jours suivants. Les membres du personnel se sont quant à eux retrouvés sans emploi.

Plusieurs offres d'achat ont ensuite été transmises au syndic Raymond Chabot, avant d'avorter faute de financement.

Un groupe souhaitait notamment y installer une résidence pour travailleurs saisonniers. Invoquant des motifs liés à la sécurité publique, le conseil municipal a également bloqué un projet de centre de désintoxication.

Changement de vocation

En octobre, Jacques Viens et Jean-Roch L'Heureux ont finalement acheté la résidence de 32 chambres et le terrain pour 360 000$, alors que l'évaluation municipale incluant le fonds de commerce était de 1,07 million$. «On a fait une offre plus basse, mais sans condition», raconte le maire, précisant que le prix initial avoisinait les 600 000$.

Les deux entrepreneurs ont rapidement convenu qu'un changement de vocation était nécessaire. «La bâtisse, qui a eu 12 propriétaires soit dit en passant, n'a jamais été complète en 17 ans. Une résidence pour personnes âgées à Saint-Paul, ce n'était pas viable», plaide Jacques Viens.

«Gagner sa vie»

Conscient que le cumul de ses fonctions de maire et d'homme d'affaires risque de lui valoir des critiques, Jacques Viens assume néanmoins ses choix.

«Est-ce que j'ai le droit de gagner ma vie comme n'importe quel résidant de Saint-Paul? Je crois que oui», plaide celui qui a été élu en novembre 2013.

«Et je pense que je fais une bonne job comme maire. Si je devais faire un choix, je pense que Saint-Paul serait perdante. (...) On n'est pas maire pour la question financière.»

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