Roxton Pond: le DG s'excuse, la municipalité muette

«N'importe qui dirait de telles choses, ça ne... (Photo archives La Voix de L'Est)

Agrandir

«N'importe qui dirait de telles choses, ça ne passerait pas. Cette fois-ci, on parle d'un DG d'une ville, ça dépasse l'entendement», a réagi Sophie Labrie, intervenante au CALACS.

Photo archives La Voix de L'Est

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(Roxton Pond) La municipalité de Roxton Pond ne souhaite pas réagir immédiatement à l'article paru lundi dans La Voix de l'Est, qui mettait en cause certains agissements de son directeur général. La Ville est en attente d'un avis juridique.

«Nous attendons l'avis de notre avocat. Nous croyons qu'il y a des clauses de confidentialité qui ont été violées et nous voulons le vérifier», a indiqué par courriel le DG de Roxton Pond, Frédérick Lee.

Il a ajouté dans le même message que le conseil municipal l'appuyait. Il en va de même pour les employés de la Ville qui, écrit-il, lui ont accordé un vote de confiance à «100%».

«Je n'ai eu aucun avis disciplinaire, ni écrit, ni verbal dans ce dossier. Depuis mon arrivée ici, nous avons pris des décisions ensemble moi et le conseil et souvent avec l'appui de nos avocats. Ces décisions ont toujours été unanimes», souligne-t-il.

Pour l'instant, Roxton Pond n'émettra aucun autre commentaire avant d'avoir reçu l'avis juridique.

Dans notre édition de lundi, une citoyenne, Martine Ruel, reprochait au DG Frédérick Lee d'adopter des attitudes «non professionnelles». Elle indiquait que depuis son entrée en fonction, en novembre 2014, quatre employés étaient partis ou avaient été licenciés, dont son conjoint, qui était à l'époque directeur du service des incendies - l'entente hors cour intervenue avec ce dernier étant accompagnée  d'une clause de confidentialité, selon M. Lee.

Mme Ruel estimait que ces départs ralentissaient la machine municipale. Elle avançait également que le DG n'aidait pas à régler les problèmes de communication à la Ville, en plus de tenir des propos vulgaires sur Facebook.

Excuses de Frédérick Lee

Dans ce dernier cas, M. Lee a offert ses excuses pour ses propos sur Facebook. «S'ils ont choqué, je m'en excuse. Je croyais que mon profil n'était pas public. Une erreur de ma part. Pour ceux qui me connaissent, ils savent que mes propos sont toujours sur l'angle de l'humour ou pour faire réfléchir. Il ne faut jamais me prendre au premier degré», affirme-t-il dans un courriel.

Le CalacS de Granby réagit

Le Centre d'aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel (CALACS) de Granby considère que les publications de Frédérick Lee sont «extrêmement choquantes» et qu'elles sont «déplacées». «Pour toi la fille que la peaux des genoux redevient soyeuse à force de ne plus avoir de "carpet knees" [...] Il y a P-E un Fred pour toi non loin (sic)», avait-il publié à un certain moment comme statut.

«N'importe qui dirait de telles choses, ça ne passerait pas. Cette fois-ci, on parle d'un DG d'une ville, ça dépasse l'entendement», soupire l'intervenante du CALACS, Sophie Labrie, en ajoutant que les mots ne sont pas à prendre à la légère.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer