Manège équestre : la Ville donne son accord

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Les citoyens de Bromont se sont présentés nombreux à la séance extraordinaire, jeudi, pour assister à ce moment charnière dans le dossier du manège équestre.

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Jean-François Guillet
La Voix de l'Est

(Bromont) La tension était palpable dans la salle du conseil de Bromont, jeudi. Et pour cause. Un seul point était à l'ordre du jour de la séance extraordinaire: l'épineux dossier du manège équestre qui sera érigé en vue des Jeux équestres mondiaux de 2018. Les élus ont finalement tranché à l'unanimité en faveur de la mise en oeuvre des plans architecturaux présentés à la population la veille.

Une brève période de questions a eu lieu exceptionnellement dès les premiers instants de la rencontre, laissant planer le suspense sur l'issue de la décision des élus. Quelques citoyens ont alors pris la parole, émettant entre autres des craintes quant à la viabilité du projet de manège à long terme et de sa réalisation dans le respect des normes environnementales au coeur du site à la nature luxuriante.

Les conseillers municipaux ont donc adopté à l'unanimité la résolution, bonifiée de plusieurs clauses. Le plan d'aménagement devra avoir l'aval du Comité consultatif d'urbanisme. De même, l'ensemble du concept devra s'harmoniser au paysage champêtre des lieux.

Les élus ont ensuite pu s'exprimer au sujet du processus qui a mené à l'acceptation des esquisses du manège. Rappelons que la tenue d'une séance extraordinaire, le 13 avril, avait suscité de vives réactions au sein de l'auditoire. Quatre des six conseillers municipaux avaient alors donné leur aval au projet de manège, même si le bâtiment ne respectait pas tous les critères du Plan d'implantation et d'intégration architecturale (PIIA) de Bromont. Seuls Diane Perron et Louis Villeneuve s'étaient opposés à l'adoption de la résolution.

Ce dernier a par ailleurs profité de la plage réservée aux élus avant la période de questions en fin de séance pour rectifier le tir sur plusieurs points litigieux.

«Depuis le début de ce projet, les gens de la SACS (Société d'agriculture du comté de Shefford) et Mme Quinlan nous ont affirmé que le manège était une condition sine qua non à la tenue des Jeux équestres mondiaux de 2018, pour les compétitions de voltige et de reining. Que c'était une exigence de la FEI (Fédération équestre internationale), et que tout au long du processus, on a travaillé avec en tête un manège permanent», a-t-il indiqué en son nom et ceux de ses collègues Diane Perron et Sylvie Adam.

Or, un document émanant de la FEI, présenté précédemment par le Bromontois Bertrand Lussier lors de la Matinée branchée d'octobre, a démontré qu'une infrastructure temporaire pourrait être utilisée pour la tenue des compétitions.

Les esprits s'échauffent

La tension a monté d'un cran dans l'assistance en fin de rencontre, plusieurs citoyens tirant à boulets rouges sur la SACS, remettant notamment en cause la transparence de l'organisation.

Précédemment, M. Villeneuve avait évoqué avoir demandé d'obtenir un plan d'affaires de l'OSBL pour le manège, en vain. «Toute entreprise responsable qui veut mettre de l'avant un projet aussi important doit procéder à une étude de marché et un plan d'affaires», a-t-il fait valoir. Plusieurs personnes dans la salle ont pris la balle au bond.

Un avis que ne partageait pas le représentant du district 5, Réal Brunelle. «Je suis complètement à l'opposé de mon confrère. Il demandait toujours un plan d'affaires [au sujet] du manège. Pour moi, un plan d'affaires devrait être [exigé par] la caisse et le Fonds d'investissement qui investissent 10 M$. [La Ville] ne met pas d'argent sur le manège. On n'est pas responsables», a-t-il commenté.

«Quand il y a des rêves, on n'a pas besoin de plan d'affaires. Dans la vie, on porte quelque chose dans notre coeur», a lancé Liane Bundock, la femme du président de la SACS, avant de quitter prestement la salle avec son conjoint, tous deux en furie.

En entrevue à La Voix de l'Est, le dirigeant de la SACS, Marcel Bundock s'est malgré tout dit soulagé du dénouement de la soirée. «Il était temps que ça se termine pour qu'on passe à autre chose. Maintenant, on va pouvoir aller de l'avant.»

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