Changer les résolutions en saines habitudes

Dans la région, la majorité des établissements sondés... (photo Catherine Trudeau)

Agrandir

Dans la région, la majorité des établissements sondés par La Voix de l'Est rapportent une forte hausse de l'achalandage en ce début d'année.

photo Catherine Trudeau

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Jonathan Gagnon
La Voix de l'Est

Qui dit passage à une nouvelle année dit résolutions. Depuis quelques jours, les centres de conditionnement physique accueillent de nouveaux abonnés désirant transformer leurs bonnes intentions en saines habitudes de vie.

Dans la région, la majorité des établissements sondés par La Voix de l'Est mardi après-midi rapportent déjà une forte hausse de l'achalandage.

«Si on regarde les trente dernières années, janvier est clairement le mois le plus fort en termes d'abonnements et de demandes pour nos coachs», souligne Marc-André Cabana, directeur des opérations d'Interplus, à Granby.

Au Athletica Lac Brome GYM, l'achalandage de janvier est près de quatre fois supérieur à celui observé en été, selon le superviseur Dennis Whaccher.

«Les résolutions, c'est fort, confirme la copropriétaire du complexe médico-sportif Évolution, Marianne Godbout. Les gens veulent de plus en plus être en forme et ils voient l'impact que ça a sur leur santé.»

Si les tapis et autres appareils d'entraînement cardiovasculaire sont certainement très populaires en cette période de pointe, la clientèle demeure variée dans la plupart des gymnases.

«Je dirais que tu as un peu de tout. Autant des gens qui veulent perdre du poids que des jeunes qui veulent faire de l'hypertrophie et prendre de la masse», observe Steven Bilodeau, propriétaire de Solution Fitness, à Farnham.

100 livres en moins

Croisée en pleine séance d'entraînement mardi soir, Kate Huard-St-Louis fait figure d'exemple pour tout néophyte. Attirée par une promotion alléchante, la jeune femme a entrepris son programme à pareille date l'an dernier. Et les résultats sont spectaculaires.

«Je voulais perdre 25 livres et finalement, j'en ai perdu une centaine», raconte-t-elle.

«Quand tu vois ce que ça fait (le conditionnement physique) et que tu as du plaisir à le faire, tu vas revenir au gym. Les compliments et les félicitations, ça aussi, ça motive.»

La fidélisation, un défi

En dépit de telles success stories, le taux de fréquentation tend à baisser considérablement dans les gymnases à mesure que l'année avance.

«Une partie de ceux et celles qui ont choisi de retourner au gym en janvier reste à l'année. Sur le total, c'est peut-être 30%», reconnaît Marc-André Cabana, précisant que la fréquentation est étroitement liée à la température extérieure.

Pour sa part, Steven Bilodeau est d'avis qu'il sera difficile de fidéliser une large part de ses nouveaux clients.

«Souvent, ceux qui ont la motivation de s'entraîner régulièrement sont déjà là. (...) Il faut s'arranger pour que ça fasse partie de la routine des gens comme n'importe quoi d'autre...», entrevoit le propriétaire de Solution Fitness.

«C'est une question d'objectifs et de services personnalisés. La confiance envers le personnel est aussi très importante», soutient Marianne Godbout.

Plusieurs centres misent également sur une offre variée afin de conserver leur clientèle, proposant notamment des cours de groupe ainsi que certaines activités sportives.

À contre-courant

Le club de santé physique Palestrie, à Acton Vale, s'est placé à contre-courant de la tendance observée par La Voix de l'Est mardi après-midi. À vrai dire, la superviseure Karine St-Cyr ne rapportait aucun nouvel abonnement en ce début d'année.

Puisque son centre vise surtout les sportifs et adeptes de conditionnement physique, le propriétaire du centre d'entraînement La Taule à Waterloo, Yannik Morin, ressent peu les effets du «phénomène des résolutions.»

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer