Délicates interventions auprès des itinérants

Des policiers de Granby ont dû intervenir, samedi,... (Alain Dion, La Voix de l'Est)

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Des policiers de Granby ont dû intervenir, samedi, après qu'un itinérant se fut réfugié dans les toilettes publiques de la place Johnson.

Alain Dion, La Voix de l'Est

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Jean-François Guillet
La Voix de l'Est

(Granby) L'équipe du service de police de Granby est appelée à intervenir fréquemment auprès de sans-abri dans toutes sortes de situations. La plupart du temps, les actions des agents de la paix sont axées sur la sensibilisation. C'était le cas samedi, alors que les policiers ont interpellé un itinérant ayant des problèmes de santé mentale qui s'était réfugié dans la toilette publique de la place Johnson.

«On travaille presque toujours dans une zone grise avec des itinérants. Dans certains cas, ils commettent des actes criminels. C'est notre travail d'intervenir pour leur sécurité et pour celle du public. Souvent, ils ne cherchent pas la confrontation. Ils sont simplement un peu plus irritables que la moyenne. C'est normal quand ça fait plusieurs jours que tu couches dehors à -20° Celsius», indique le porte-parole du service de police de Granby, Guy Rousseau.

Celui-ci précise que les problèmes de santé mentale font souvent partie de l'équation avec les sans-abri. «Avec les itinérants, c'est du cas par cas. C'est loin d'être simple, mais il faut prendre le temps de dialoguer pour comprendre leur réalité.»

Bien qu'il ne puisse pas quantifier le nombre d'interventions auprès de vagabonds, M. Rousseau confirme que le phénomène de l'itinérance n'est pas marginal à Granby. «On reçoit régulièrement des appels de citoyens qui nous signalent que des itinérants rôdent dans un secteur précis, dit-il. Certains sont d'ici, d'autres sont en transition vers Montréal ou Sherbrooke.»

Outre la sensibilisation auprès des itinérants, les policiers tentent de les rediriger vers la ressource appropriée, notamment Le Passant à Granby. Un travail de longue haleine qui demande du doigté. «On ne peut pas garder des sans-abri au poste. On fait tout ce qui est possible pour les aider à s'en sortir. Mais certains préfèrent rester comme ils sont. On a connu des itinérants qui sont restés 10 à 15 ans à Granby, été comme hiver. C'est leur choix et on ne peut pas les forcer à changer.»

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