Incendie d'un bâtiment de Canards du Lac-Brome

Un bâtiment de Canards du Lac-Brome à Racine... (Maxime Picard, Photo Spectre Média)

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Un bâtiment de Canards du Lac-Brome à Racine a été rasé par les flammes, vendredi soir.

Maxime Picard, Photo Spectre Média

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(Racine) Au lendemain de l'incendie qui a détruit un bâtiment de production des Canards du Lac-Brome à Racine, vendredi soir, l'entreprise était en mode solutions, ce week-end.

L'objectif immédiat est de trouver un emplacement où mettre les jeunes canards qui continuent d'être livrés à l'entreprise, a expliqué le propriétaire, Mario Côté, en entrevue à La Tribune. «On va emprunter des bâtiments à des compétiteurs, et activer la fin de la construction du nouveau poulailler que nous sommes en train de faire à Lac-Bome (Knowlton). On va se relever, on va faire tout ce qu'il faut pour avoir notre production», a-t-il indiqué. Le chef d'entreprise compte rebâtir rapidement le poulailler de Racine, idéalement dans les deux ou trois prochains mois.

«Au moins notre temps des Fêtes est passé. Par contre, le Nouvel An chinois, qui est le 11 janvier, est très important pour nous. Mais on va y arriver», poursuit-il.

On estime qu'environ 50 000 canards ont péri durant l'incendie, vendredi soir. Les pertes en infrastructures sont évaluées à au moins 2 M$.

M. Côté affirme que ces pertes représentent environ 15% de la production. La majorité des canards de l'entreprise sont élevés à Knowlton, où se trouve la maison-mère de l'entreprise.

L'entreprise les Canards du Lac-Brome est aussi celle qui a acquis l'abattoir des Viandes Laroche, à Asbestos, en novembre dernier. Les plans concernant cette succursale de la compagnie devraient être maintenus comme prévu.

Embrasement rapide

Les pompiers de Valcourt ont reçu l'appel aux alentours de 18 h 50 vendredi, après qu'une colonne de fumée a été aperçue au-dessus de Racine.

«Quand nous sommes arrivés sur les lieux, le feu s'était propagé et l'embrasement de la bâtisse se situait au-delà de 50%», a relaté le directeur des pompiers de Valcourt, Éric Arsenault. «La construction du bâtiment, qui est une structure de bois recouverte de la tôle, a fait en sorte que le feu se propageait très rapidement.»

L'édifice était très vaste; il mesurait 800 pieds par 80. Il était impossible de penser le sauver lors de l'arrivée des pompiers; ceux-ci se sont donc affairés à protéger le deuxième bâtiment de production, qui est identique, et qui est situé à une dizaine de mètres à peine du premier. «Heureusement, le vent faisait en sorte que les flammes n'allaient pas dans cette direction. Pour les animaux, on ne pouvait rien faire», ajoute M. Arsenault.

Aucun employé n'était sur place au moment de l'incendie, qui aurait pris naissance au centre du bâtiment. La cause de celui-ci n'est pas encore connue, mais il pourrait s'agir d'un bris mécanique; rien ne laisse croire pour l'instant qu'il pourrait être criminel. L'endroit était chauffé et éclairé à l'électricité et au propane.

Les pompiers de Valcourt ont été aidés par ceux de Saint-Denis-de-Brompton, de Richmond et de Sainte-Christine.

«Comme c'était le jour de l'An, j'avais beaucoup d'effectifs moi-même qui étaient à l'extérieur, donc j'ai appelé des pompiers qui étaient dispersés un peu partout en Estrie», explique Éric Arsenault.

Une vingtaine de camions de transport d'eau ont été nécessaires pour éteindre le feu. L'eau devait être acheminée à partir de Valcourt à chaque voyage, ce qui compliquait aussi la tâche des pompiers.

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