La paix d'esprit pour Jérémy et sa famille

Sylvain Blanchard, le jeune Jérémy Girard et sa... (Alain Dion, La Voix de l'Est)

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Sylvain Blanchard, le jeune Jérémy Girard et sa mère, Caroline Favreau.

Alain Dion, La Voix de l'Est

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Isabel Authier
Isabel Authier
La Voix de l'Est

(Waterloo) Jérémy Girard et ses parents peuvent dormir sur leurs deux oreilles depuis qu'un bon Samaritain leur a prêté un défibrillateur qui pourrait sauver la vie du jeune garçon.

Le président de Réanimation Sauve-Vie, Sylvain Blanchard, a fait ce genre de prêt - qui se transforme souvent en don - à quelques reprises au cours des 27 dernières années. «Je le fais à la demande. Dans ce cas-ci, je sais que ça sécurise beaucoup les parents. C'est mon implication communautaire», indique l'homme d'affaires.

Né avec une tachycardie ventriculaire, Jérémy, 10 ans, a vu son existence ponctuée d'épisodes inquiétants et d'examens médicaux.

«Son rythme cardiaque était très rapide et son sang circulait à l'envers. À cinq jours de vie, son coeur battait à 245 pulsations à la minute», raconte sa mère, Caroline Favreau.

Bien que sa condition se soit rétablie naturellement vers l'âge d'un an, un suivi médical a toujours été nécessaire. Mme Favreau et son conjoint Patrick Girard avaient été prévenus que la tachycardie pouvait revenir à l'adolescence de Jérémy.

À l'âge de sept ans, cependant, le garçonnet était souvent essoufflé et se sentait «bizarre en dedans». «Les médecins ne décelaient rien lors des examens, mais avec un stéthoscope, je le sentais quand ça survenait. Ils ont finalement trouvé une arythmie cardiaque dans ses oreillettes. Ce n'est pas mortel, mais c'est anormal», ajoute la dame.

«Une sécurité»

Si les incidents surviennent plus souvent et durent plus longtemps, d'autres expertises seront nécessaires. «Pour tout de suite, les médecins ne s'inquiètent pas, mais pour nous, c'est une sécurité.»

«M. Blanchard nous avait déjà prêté un défibrillateur, qu'on lui avait remis quand Jérémy allait mieux. Mais étant donné que son coeur s'emballe 9 % du temps, je lui ai refait une demande. Si ça arrive, c'est bien d'être équipés d'un tel appareil. J'espère ne jamais avoir à m'en servir, mais il sera là si quelque chose arrive.»

«On vit toujours avec une inquiétude. La première chose que je fais chaque matin, c'est repasser mentalement le processus de réanimation et le fonctionnement du défibrillateur...», laisse entendre la maman.

Pour le principal intéressé, ce généreux geste apporte une belle paix d'esprit. «Le défibrillateur est là tout le temps. C'est rassurant pour moi, si je fais un arrêt cardiaque un jour. C'est une possibilité, j'y pense, mais je vis ma vie», assure Jérémy.

«C'est un garçon actif, mais on est toujours à son écoute. Et on traîne l'appareil partout, même en montagne et à vélo!», termine Caroline Favreau.

Sylvain Blanchard n'a pas que prêté le défibrillateur; il a aussi offert à la famille un cours de RCR d'appoint et une formation pour utiliser l'appareil. «C'est très facile. Même le petit frère de Jérémy pourrait s'en servir au besoin», fait-il remarquer.

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