Boom démographique à la SPA des Cantons

Carl Girard reste surpris du nombre de chiens... (Janick Marois, La Voix de l'Est)

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Carl Girard reste surpris du nombre de chiens qu'il y a eu à récupérer en 48 heures avec la SPA des Cantons. Le chihuahua qu'il tient a été recueilli il y a un mois, après avoir passé un été dehors.

Janick Marois, La Voix de l'Est

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Cynthia Laflamme
La Voix de l'Est

(Cowansville) Si les derniers mois ont été tranquilles à la SPA des Cantons, à Cowansville, c'est tout l'inverse qui s'est produit ces derniers jours. En 48 heures, le refuge a récupéré de nombreux chiens abandonnés.

«Ça a été fou. Je ne sais pas pourquoi. On a à peu près une dizaine de chiens présentement en quarantaine, raconte, encore surpris, Carl Girard, directeur de la SPA des Cantons. Tout d'un coup! Ce ne sont pas des cadeaux de Noël, parce que ce sont des chiens assez vieux, pas des chiots. Je pense que c'est la première année qu'en 48 heures, on se retrouve avec une dizaine de chiens.»

Les animaux ont tous été retrouvés errants dans un stationnement ou dans la rue. Les employés de la SPA ont dû les récupérer dans cinq municipalités différentes, le 24 et surtout le 26 décembre. Tous étaient bien portants.

L'un d'eux a déjà été réclamé par sa maîtresse qui l'avait perdu le 14 décembre et qui croit se l'être fait voler. La personne aurait voulu s'en débarrasser après coup, selon elle.

L'équipe à la SPA est réduite dans le temps des Fêtes. Inutile de dire que les employés sont occupés et «courent un peu plus», indique M. Girard.

Depuis qu'elle a été récupérée par le refuge, la dizaine de chiens est en quarantaine dans une salle ventilée, dans des parcs séparés.

«Pour nous, la quarantaine est de 7 à 10 jours parce qu'on donne un premier vaccin avant que l'animal sorte, donc on veut voir s'il y a une réaction. On veut aussi le faire vérifier par le vétérinaire pour s'assurer qu'il n'a pas de problème majeur, et on veut voir ses réactions. Souvent, dans les deux ou trois premiers jours, le chien va bien et après, il peut arrêter de manger et les problèmes sortent. Quand on le donne en adoption, on veut être sûr et certain que le chien est top shape.»

Les chiens et Noël

Les gens sont de plus en plus conscientisés au fait qu'un animal n'est pas un cadeau qu'on offre sous l'arbre de Noël. «C'est un animal avec qui tu vas vivre pour les 15 prochaines années, note M. Girard. Ça vaut la peine d'y réfléchir.»

Les employés ont carte blanche pour refuser une demande d'adoption. C'est arrivé à au moins quatre reprises avant Noël qu'il y ait eu un refus pour des gens qui voulaient un chat ou un chien à offrir en présent. «Les gens ne nous ont pas aimés. On leur a dit non, de revenir avec la personne en lui disant que c'était pour son cadeau de Noël et qu'on le ferait en bonne et due forme. Faut pas que la personne ait le sentiment d'être obligée. C'est un animal, il a des sentiments et une personnalité.» Il doit y avoir une certaine connexion, ajoute-t-il.

La SPA des Cantons a par ailleurs rendu ses formulaires d'adoption beaucoup plus difficile à remplir et on invite certaines personnes à revenir 24 heures plus tard, le temps de bien répondre aux questions et de réfléchir. Carl Girard voit d'ailleurs une grande différence. Il remarque que la majorité des gens invités à y réfléchir une journée de plus ne sont pas sérieux dans leur processus et ne reviennent pas.

En attendant que ces nouveaux pensionnaires soient disponibles à l'adoption, un chihuahua l'est depuis peu. Il a été récupéré il y a un mois après avoir passé l'été dehors. Un homme a réalisé qu'il vivait dans sa grange. Il était amaigri et est maintenant en bonne santé.

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