Dégât d'eau : chassés de leur logement la veille de Noël

Dominic Poulin, Vanessa Desjardins et leur fils de... (photo Janick Marois)

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Dominic Poulin, Vanessa Desjardins et leur fils de deux ans ne pourront regagner leur domicile avant la fin janvier, au plus tôt.

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Jonathan Gagnon
La Voix de l'Est

(Granby) Dominic Poulin, Vanessa Desjardins et leur fils de deux ans devront passer l'essentiel du temps des Fêtes dans leurs familles. En fait, ils n'auront d'autre choix puisqu'un important dégât d'eau, provenant de leur voisin situé au-dessus de chez eux, les oblige à quitter leur appartement pendant plus d'un mois.

Ne disposant pas d'assurance responsabilité civile, le couple locataire pourrait essuyer des pertes de plusieurs milliers de dollars. «J'ai 22 ans, je commence dans la vie. Je ne suis pas au courant de tout», plaide M. Poulin.

«Je viens de tomber sur le chômage et je n'ai pas encore reçu ma première paye», regrette-t-il.

Une bien mauvaise surprise attendait Dominic et Vanessa à leur retour du travail samedi dernier. Une fois entré dans leur appartement de la rue Caron, à Granby, le couple a constaté que de l'eau coulait abondamment du plafond, et ce, dans plusieurs pièces.

Malgré l'absence de son voisin, Dominic est tout de même entré dans le logement situé au-dessus du sien. Il a alors constaté que le problème concernait le tuyau du lave-vaisselle, qui a cédé là où il avait été réparé de façon temporaire avec du ruban électrique. Le jeune homme a ensuite coupé l'approvisionnement en eau, mais, selon ses calculs, la fuite aura duré plus de trois heures.

Résultat, d'importants travaux seront nécessaires et l'appartement ne sera pas accessible avant la fin janvier. «Le propriétaire m'a dit qu'il voulait arracher à la grandeur», mentionne M. Poulin.

Les assurances du responsable de l'immeuble régleront les frais de rénovation et celui-ci a accepté que ses locataires ne paient que pour les deux premières semaines de décembre.

Mise en demeure

Si Dominic et Vanessa ont rapidement évacué les biens imbibés d'eau samedi dernier, les dommages demeurent considérables. Désirant notamment être dédommagés pour son matelas orthopédique et du matériel électronique, ils feront parvenir une mise en demeure totalisant plus de 4000$ au voisin responsable des dommages, qui dit être assuré au civil.

Si l'homme en question a laissé entendre qu'il collaborerait, le couple ne dispose d'aucune garantie à ce stade-ci. «Il aurait pu nous remercier (d'avoir stoppé le dégât d'eau), mais non», regrette Vanessa.

Qui plus est, les inconvénients ne sont pas que financiers.

«Il y a aussi des dommages moraux. C'est quand même déprimant de vivre tout ça, souligne Dominic. (...) D'habitude, je reçois mon père le 23 (décembre) pour qu'il voie son petit-gars, mais là je ne pourrai pas le faire.»

Le jeune Nathan, deux ans, est lui aussi bousculé par les événements. «Mon enfant n'est pas bien là-dedans. Il ne veut pas manger ben ben, même à la garderie. Il est plus grognon», se désole M. Poulin.

De l'aide en chemin

Vu la situation, la mère de Dominic a notamment ouvert les portes de sa maison pour un certain temps. Son père, quant à lui, a créé une page Facebook afin de vendre des tartinades artisanales. Des amis ont également offert leur soutien.

Qui plus est, SOS Dépannage-Moisson Granby fera sa part. «On va leur donner des denrées alimentaires pour s'assurer qu'ils ne manquent de rien pendant le temps des Fêtes, avec de la dinde et tout. Et quand leur logement va être refait, on va leur fournir des meubles», a indiqué le directeur général et fondateur de l'organisme, Norman Dunn, en début de semaine.

Chose certaine, le couple tirera des leçons de ce triste incident. Ils ne manqueront pas de contracter une assurance responsabilité civile dans un avenir rapproché...

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