Les employés des CPE manifestent

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Les employés et membres de la direction de plusieurs CPE de la région ont manifesté mardi matin leur inquiétude face aux coupes annoncées par le gouvernement.

Alain Dion, La Voix de l'Est

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Karine Blanchard
La Voix de l'Est

(Granby) Employés et membres de la direction de plusieurs Centres de la petite enfance de la région sont sortis dans la rue, mardi matin, pour exprimer leur inquiétude à l'égard des coupes annoncées par le gouvernement Couillard, qui entraîneront des situations financières difficiles pour plusieurs d'entre eux.

Quelques dizaines d'employés et membres de la direction de plusieurs CPE de la région, dont le Soleil de Jeannot, Les Jeunes Pousses, Les Petites Pies et Rayons de Soleil s'étaient donné rendez-vous en matinée pour manifester leurs craintes et leur mécontentement alors que leurs collègues faisaient de même à Montréal.

Postés dans la rue Principale près de l'intersection de la rue Évangéline à Granby, les manifestants brandissaient des affiches aux messages éloquents: «On refuse de se faire passer un sapin!», «Les CPE au coeur des priorités», «Non aux coupures», «Pourquoi coupez-vous les CPE?»...

Les Centres de la petite enfance (CPE) composent avec des coupes amorcées en 2014 par Québec, ce qu'elles dénoncent vivement, explique Chantal Pontbriand, directrice du CPE Le Grand Chapiteau de Granby. À leurs installations, la compression grimpe à 63 000 $ en 2015. Et elle se chiffre à 300 000 $ pour sept CPE de la région cette année. «C'est beaucoup», lance Mme Pontbriand.

Le CPE Le Grand Chapiteau dispose de deux installations situées côte à côte. Il accueille 144 enfants, dont 19 qui nécessitent des soins particuliers et 38 sont issus de familles vivant en milieu défavorisé. La proximité de ses installations lui a permis d'économiser en embauchant moins de personnel administratif ou de cuisiniers, les employés se partageant entre les deux adresses.

«On était toujours choyés à la fin de l'année financière, mais là on tombe en déficit énorme. Si moi, dans ma réalité d'avant, j'étais correcte et là je tombe en déficit, les autres sont déjà en déficit avec les coupures qui ont commencé», déplore la directrice du Grand Chapiteau.

L'année 2016 ne s'annonce pas porteuse de meilleures nouvelles. Le gouvernement a annoncé des coupes de 121 millions de dollars dans le réseau. «Moi, si tout ça passe, c'est sûr que le CPE n'existe plus», affirme sans équivoque Chantal Pontbriand. Le CPE serait privé de sommes évaluées dans les six chiffres. «Ça équivaut à sept éducatrices sur 18 dans les heures travaillées.»

«Il faut se mobiliser et dire que c'est un réseau qui est rentable et qu'on va couper dans ce qui va bien. C'est difficile à accepter, surtout que c'est pour la jeune clientèle, clame Chantal Pontbriand. Est-ce que ça veut dire qu'on devra surcharger les groupes? En même temps, on a des ratios à respecter.»

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