Pleins feux sur le rôle d'évaluation

Pascal Bonin s'est dit étonné de la réaction... (Catherine Trudeau, La Voix de l'Est)

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Pascal Bonin s'est dit étonné de la réaction de certaines personnes quant à la baisse de la valeur de leur maison, qui se traduit par une baisse de taxes.

Catherine Trudeau, La Voix de l'Est

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Cynthia Laflamme
La Voix de l'Est

(Granby) Budget et rôle d'évaluation étaient au menu des discussions, samedi matin, alors que le maire de Granby, Pascal Bonin, accueillait les citoyens à l'hôtel de ville.

Ils n'étaient qu'une dizaine à s'être déplacés pour ce nouveau Samedi matin du maire. Après avoir abordé la question du déneigement des trottoirs - 60% sont déblayés et ceux qui ont plus d'heures d'ensoleillement dans une rue sont privilégiés par la Ville - et après avoir présenté la nouvelle formule du Granby vous informe (GVI), M. Bonin s'est dit surpris de l'article publié samedi dans La Voix de l'Est, où des citoyens se disent insatisfaits de la baisse de la valeur de leur propriété.

La valeur de certaines demeures a effectivement baissé dans le nouveau rôle d'évaluation foncière, tandis que celle des terrains moyens a grimpé.

«Je compatis avec ces gens-là qui ont perdu une valeur», a-t-il laissé savoir. Cependant, il s'est dit étonné que ces personnes se plaignent puisque, du coup, leur compte de taxes baissera aussi.

Il a tenté d'expliquer le fonctionnement de l'évaluation foncière. «C'est une photo d'une maison sur sa valeur par rapport au marché. L'évaluateur regarde les transactions qui ont eu lieu dans le quartier.» Ainsi, une même maison placée sur un terrain de même grandeur dans deux quartiers différents n'aura pas la même valeur. Celle située dans un quartier plus recherché, comme celui des Terres Miner, aura une plus grande valeur que celle se trouvant dans un quartier défavorisé. C'est pour ça que chaque situation est différente.

L'explication n'a pas suffi à un homme présent à la rencontre. La valeur de sa maison a diminué de 20 000$. En contrepartie, celle de son terrain a grimpé d'un montant similaire.

Visiblement mécontent, il n'a pas voulu entendre les explications sur l'évaluation séparée du terrain et de la maison, tout en refusant les compléments d'information et d'explication provenant de ses concitoyens. «Expliquez-moi ce que vous voulez, je ne comprendrai pas!», a-t-il lancé.

Un autre citoyen a signifié avoir un terrain prêt au lotissement et dont la valeur a bondi, passant de 1000$ à 64 000$.

«Chaque individu, chaque cas, chaque secteur sont différents, a poursuivi le maire Bonin. Quand la Ville vous dit que la valeur de la maison moyenne est de 234 000$, elle est fictive, cette maison-là. Elle résulte de plusieurs calculs qui sont toujours les mêmes. En gros, le rôle a eu une poussée incroyable au niveau des terrains. Mais on est encore loin de Montréal et de sa couronne.»

Il croit par ailleurs que le compte de taxes tel qu'il est depuis des décennies est appelé à changer pour éventuellement être envoyé sous forme électronique. Les citoyens pourront aussi, dans un avenir proche, payer en douze versements égaux, plutôt que par chèque. Un procédé qui pourrait faire économiser beaucoup, selon lui.

Pascal Bonin, appuyé à l'occasion par le président du comité des finances et conseiller municipal Jocelyn Dupuis, a épluché le budget présenté plus tôt en décembre. Il a par ailleurs souligné, avec une fierté évidente, que le plan triennal d'immobilisations (PTI) est le plus gros PTI sans emprunt de l'histoire de Granby. En effet, la Ville investira pour rénover certaines rues, par exemple, avec seulement l'argent qui se trouve dans ses coffres.

L'année 2017 s'inscrira dans la continuité, a-t-il ajouté. «L'esprit qu'on va dégager est le même.»

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