Soins de santé dans la région : de grands défis en perspective

Les dirigeants du CIUSSS de l'Estrie étaient réunis... (Photo Julie Catudal)

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Les dirigeants du CIUSSS de l'Estrie étaient réunis au CHG, jeudi, dans le cadre de la séance du conseil d'administration de la nouvelle entité.

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Jean-François Guillet
La Voix de l'Est

(Granby) Il y a plus de huit mois, le réseau de la santé entamait un régime minceur. L'heure était au bilan, jeudi, alors que les dirigeants du Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux (CIUSSS) de l'Estrie étaient de passage à l'hôpital de Granby (CHG), dans le cadre de la séance du conseil d'administration de la nouvelle entité.

La rencontre a commencé avec une période de questions du public. Les délais pour la réalisation du double dossier du centre mère-enfant et de l'unité des soins intensifs du CHG, déposé à la défunte Agence de santé et de services sociaux de la Montérégie en 2012, ont alors été évoqués. «On a eu ce transfert de dossiers. Mais ce ne sont pas des projets qui sont priorisés. Il y a du financement de la Fondation [du CHG] de façon importante, mais ce n'est pas complètement attaché, a indiqué la présidente-directrice générale du CIUSSS de l'Estrie, Patricia Gauthier. Cependant, on reconnaît la pertinence des projets. Les membres du conseil d'administration ont pris connaissance de la désuétude [du département] des soins intensifs ici. Dès 2016, on devrait être en mesure d'identifier les points saillants du dossier.»

Main-d'oeuvre

En cette période de remaniement, la précarité de la main-d'oeuvre a également été abordée. «Bien qu'il y a certaines situations fragiles, en ce qui concerne les infirmières, 61% d'entre elles sont à temps complet [au sein du CIUSSS]. Dans les discussions qui ont lieu entre la FIQ [et Québec], on vise 62%. Nous ne sommes donc pas loin de la cible», a mentionné le directeur des ressources humaines, des communications et des affaires juridiques du CIUSSS de l'Estrie, Gilles Michaud.

Celui-ci a ensuite donné un aperçu de la répartition des 17 000 employés du CIUSSS par territoire. Sherbrooke compte 63% du personnel total, tandis que le secteur plus à l'ouest, dont font partie le CHG (Haute-Yamaska) et l'hôpital Brome-Missisquoi-Perkins (La Pommeraie) regroupe 27% de la main-d'oeuvre. Le 10% restant va principalement à l'Est (Val-Saint-François et Asbestos).

Autre constat, depuis cinq ans, le nombre de jeunes effectifs (19-30 ans) est en croissance au sein des établissements du CIUSSS. «Ça a notamment comme particularité qu'il y a de possibles congés de maternité. Il faut en tenir compte dans la stratégie des ressources humaines», a précisé M. Michaud. En parallèle, les retraites anticipées ont été en baisse depuis 2010. «On prévoit qu'il y aura un équilibre entre le nombre d'embauches et de gens qui quittent le réseau», a-t-il fait valoir.

DÉFIS

Les effectifs du réseau de la santé, notamment le personnel-cadre, viennent à peine d'encaisser le contrecoup de la vaste restructuration qui s'opère que de nouveaux défis pointent à l'horizon. La présidente-directrice générale adjointe du CIUSSS, Johanne Turgeon, a dressé un portrait de la situation à ce chapitre.

Un des premiers objectifs est d'abaisser le délai d'attente pour les chirurgies. En ce moment, 386 patients sur le territoire du CIUSSS attendent depuis plus d'un an pour être opéré, alors que Québec demande à ce que personne ne soit sur cette liste. Notons que les établissements du CIUSSS font environ 40 000 chirurgies annuellement.

L'amélioration du délai pour avoir accès à l'imagerie médicale et la réduction des heures supplémentaires sont aussi parmi les défis à relever pour le personnel du CIUSSS.

Un des autres tours de force sera d'accroître la vaccination chez les malades chroniques adultes d'ici 2020. Le taux actuel est de 37%, alors que l'ambitieuse cible est fixée à 80%. La moyenne québécoise est de 30%. «Ça va demander des efforts énormes!», a lancé la pédégée adjointe.

La réduction du temps d'attente à l'urgence figure aussi sur la liste. «En ce moment, on est à 13 h (en moyenne) sur civière. L'objectif est de 11 h. La cible prévoit également que 85% de la clientèle ambulatoire soit vue en dedans de 2 h. Actuellement, on est à 52-54%, a soutenu Mme Turgeon. Ça va prendre tout un plan d'action!»

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