Le CIUSSS-Estrie fait le point sur la réforme : encore du travail à faire

La présidente et directrice générale du Centre intégré... (Photo Janick Marois)

Agrandir

La présidente et directrice générale du Centre intégré de santé et de services sociaux (CIUSSS) de l'Estrie, Patricia Gauthier.

Photo Janick Marois

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Cynthia Laflamme
La Voix de l'Est

(Granby) La Voix de l'Esta profité de la tenue de la séance du conseil d'administration du Centre intégré de santé et de services sociaux (CIUSSS) de l'Estrie pour rencontrer la haute direction de l'établissement afin de faire le point sur la réforme du système de la santé, neuf mois après la fusion des CSSS.

L'un des défis qui se présentent au CIUSSS est évidemment le temps d'attente pour obtenir des soins ou les résultats d'un examen. La réorganisation interne, réalisée depuis le 1er avril, vise à permettre d'optimiser à l'avenir l'accessibilité aux soins et aux spécialistes.

«Pendant les neuf mois qui viennent de s'écouler, explique Carol Fillion, directeur général adjoint aux programmes sociaux et réadaptation, on a mis de l'énergie à organiser les directions de soutien parce qu'on en a besoin pour faire la réorganisation clinique. Ce qu'on espère faire, c'est au moins une deuxième offre aux personnes.»

Par exemple, un patient qui doit passer un examen pourrait obtenir des informations sur les temps d'attente à l'hôpital de Granby, à l'hôpital de Cowansville, voire même à Mégantic. Si le premier est de quatre mois, le deuxième de deux mois et le dernier de trois semaines, le patient pourra choisir de faire la route ou non pour obtenir le service plus rapidement.

Uniformisation

D'autres défis qui touchent les patients seront aussi à relever dans les prochains mois. «On a des défis de ce type-là, mais une fois que nos directions de soutien seront organisées, elles vont nous aider à relever ces défis et, déjà, il y a des cliniciens qui réfléchissent à comment on peut assurer une 2e et 3e offre aux usagers.»

«L'uniformisation, l'harmonisation d'une feuille d'examen par rapport à une autre, c'est ça qu'on doit réussir à faire aussi», renchérit Patricia Gauthier, présidente et directrice générale du CIUSSS de l'Estrie.

«À [l'avant-dernier conseil d'administration], on a approuvé une résolution pour que les dossiers, qui sont accessibles dans l'ex-Estrie, puissent l'être dans les installations de Granby et de Cowansville [si un patient est passé ailleurs dans la région]. Ça, c'est des choses qui s'en viennent en 2016.»

Ce ne sont que quelques exemples qui démontrent la volonté de la direction de faire tomber les frontières entre les anciens CSSS, qui autrefois restreignaient le partage des méthodes gagnantes.

Par la nouvelle façon de faire, la direction souhaite que les bons coups soient partagés. Pour ce faire, la direction n'observe plus par lieu, mais par trajectoire.

«Une trajectoire, c'est le parcours que font environ 80 % des personnes qui ont le même type de problématique, explique M. Fillion. Par exemple [on peut voir] quels sont leurs besoins et comment on doit répondre à leur besoin. Dans la trajectoire, il y a ce dont on a besoin à côté de chez nous, jusqu'à qu'est-ce qui demande une intervention extrêmement spécialisée et qu'on doit regrouper pour assurer l'accessibilité et le maintien de l'expertise pour donner ce service.»

Les bons coups sont plus facilement identifiés et exportés lorsque la situation le permet.

Les organismes pas en reste

La force du nombre est d'un autre côté un facteur déterminant pour les organismes communautaires qui relèvent du système de la santé. Lorsque plusieurs partenaires se rencontrent et proposent un projet au ministère, ce nombre entre dans l'équation.

M. Fillion donne en exemple une rencontre entre le Centre de prévention Suicide de la Haute-Yamaska, le centre équivalent à Sherbrooke, Je vi, et le CIUSSS. Un projet de liste d'appel en prévention du suicide en est ressorti et ils sont en attente de nouvelles de la part du ministère de la Santé et des Services sociaux dans un avenir rapproché.

Après les rencontres, le travail commencera pour optimiser les services. Et les organismes locaux de la Haute-Yamaska et de La Pommeraie ne seront pas écartés.

«C'est très précieux parce que ce sont les organismes communautaires qui connaissent probablement le mieux la couleur des yeux du monde qui ont des besoins, croit le directeur général adjoint aux programmes sociaux et réadaptations. Tout n'est pas merveilleux encore, mais oui, il y a de bonnes choses dans ce qui nous est arrivé.»

Quant au financement, un aspect qui inquiétait les organismes d'ici, il n'y a pas lieu de s'inquiéter, dit Johanne Turgeon, présidente-directrice générale adjointe.

«On a regardé avec eux le programme de subvention aux organismes communautaires pour être sûrs que les enveloppes qu'ils recevaient allaient être transférées à l'Estrie afin qu'on puisse prendre la relève. [On veut s'assurer que], dans le passage d'une région à une autre, les organismes ne soient pas en perte de revenu et de financement, parce que c'est un effet pratiquement automatique sur la clientèle. Les argents qui entrent dans les organismes communautaires reviennent à la clientèle du milieu. On a tout intérêt à faire ce travail-là.»

Abonnez-vous à La Voix de l'Est ou à LaVoixdelEstSurMonOrdi.ca

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer