Contacts sexuels avec des mineures : Jean Boissonneault évoque un complot

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Selon Jean Boissonneault (deuxième à partir de la gauche), les accusations déposées contre lui sont fausses et résultent d'une vengeance de son ex-épouse.

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Pascal Faucher
La Voix de l'Est

(Granby) Les plaintes de contacts sexuels avec des mineures déposées contre Jean Boissonneault sont-elles le fruit d'un complot? C'est ce qu'a laissé entendre le coureur automobile et directeur de l'entreprise de remorquage familiale, jeudi, au neuvième jour de son procès.

Appelé à la barre, l'accusé de 32 ans a précisé que les accusations avaient fait surface il y a cinq ans dans un contexte de séparation et de litige pour garde d'enfant avec son ex-épouse, qui connaît deux des trois présumées victimes.

«À partir de 2010, c'était devenu extrêmement difficile de voir mes enfants», a relaté M. Boissonneault en répondant aux questions de son avocat, Me Roger Paquin. «Plus ça allait, plus je me faisais menacer par téléphone [par son ex-épouse].»

Le couple a officialisé son divorce à l'automne 2010. Ce fut le début d'un long calvaire, a dit l'accusé. Face à ses enfants, mais aussi avec ceux de ses conjointes suivantes: par deux fois, des signalements ont été émis contre lui à la Direction de la protection de la jeunesse (NDLR: Les présentes accusations ne concernent pas ses enfants).

Il a eu la voix brisée par l'émotion quand il a évoqué son actuelle amie de coeur et l'enfant né de leur union, son troisième.

Attouchements

Plus tôt dans la journée, il a catégoriquement nié avoir fait des attouchements à deux des trois plaignantes. «Je n'ai jamais commis d'attouchement sexuel sur [les deux filles] de toute ma vie», a-t-il martelé trois fois. À propos de l'une d'elles, il a avancé que sa plainte résultait «peut-être d'un manque d'attention».

Il a toutefois admis avoir filmé l'une d'elles alors qu'elle sortait de la douche. Questionné sur les raisons de ce geste, il a justifié que c'était parce qu'elle avait les seins «écartillés» et «beaucoup de poils pubiens». «J'ai été un sans-dessein, a-t-il dit, et je me suis excusé [d'avoir fait ça], un genou à terre.»

Quant à la troisième plaignante, qu'il est accusé d'avoir agressée sexuellement, il l'a contredite en soutenant qu'elle n'avait jamais mis les pieds chez lui.

Aventures

M. Boissonneault a aussi reconnu avoir eu une quarantaine d'aventures durant la dernière décennie, précisant toutefois que son mariage avait été houleux et que le couple s'était laissé «une trentaine de fois» pendant cette période. «Sur les 40 fois, 90 % du temps c'était quand on était séparés», a-t-il dit.

Il reprochait à son ex-épouse de le négliger au profit de leurs enfants. «Quand le premier est né, je suis tombé deuxième. Et après le deuxième, je suis tombé troisième. (...) Elle ne s'occupait que du bébé. On ne se voyait pratiquement plus.»

La date pour la suite du procès de Jean Boissonneault, sur qui pèsent sept accusations d'incitation à des contacts sexuels et d'agression sexuelle sur des mineures, sera déterminée en janvier. Pour la Couronne, Me Karim AinMelk contre-interrogera alors l'accusé.

Les trois plaignantes avaient 8, 12 et 17 ans au moment des faits reprochés, soit durant les années 2000. M. Boissonneault a plaidé non coupable. Il s'expose à une peine maximale de 10 ans de prison.

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