L'UPAC à Bromont : des citoyens ont fait un signalement

L'analyste-enquêteur de l'UPAC, Denis Richer, s'est présenté à... (La Voix de l'Est)

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L'analyste-enquêteur de l'UPAC, Denis Richer, s'est présenté à au moins deux reprises en décembre à l'hôtel de ville de Bromont.

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Jean-François Guillet
La Voix de l'Est

(Bromont) L'Unité permanente anticorruption (UPAC) était de passage à l'hôtel de ville de Bromont, mercredi. Selon nos informations, l'analyste-enquêteur Denis Richer a rencontré des employés municipaux sur place à au moins deux reprises en décembre. Le signalement à l'UPAC d'apparence de collusion et de copinage à Bromont émane d'un groupe de citoyens. L'un d'eux s'est confié à La Voix de l'Est.

Claude (nom fictif) dit avoir hésité longtemps avant de contacter l'UPAC. Il affirme avoir récemment tiré la sonnette d'alarme, avant tout par «devoir de citoyen». «Depuis longtemps, il y a des rumeurs persistantes de copinage dans presque toutes les transactions d'envergure à Bromont, qui mêlent la politique municipale et les affaires. Il y a un manque de transparence flagrant. Ça s'est accentué il y a quelques mois à peine. Particulièrement lorsque les gens ont appris que la mairesse Pauline Quinlan a modifié une lettre d'appui pour la candidature de Bromont pour les Jeux équestres mondiaux, sans la présenter au conseil comme ça aurait dû être fait. Ça a créé un profond malaise dans la population, dit-il. Plusieurs personnes sont restées sur le qui-vive. Je suis du nombre. C'est à ce moment que je me suis mis à accumuler les indices que ça ne tourne pas rond à l'hôtel de ville. Et en parlant avec d'autres citoyens, je me suis aperçu que je n'étais pas le seul à en avoir assez de tout ça. Il fallait agir.»

Toutefois, loin de lui l'idée de «salir personne» ou de «causer du tort» à Bromont, assure-t-il.

«S'il y a une enquête et que ça démontre que tout s'est fait dans les règles de l'art, c'est tant mieux. Ça va assainir l'atmosphère qui semble malsaine à l'hôtel de ville en ce moment. Mais comme [groupe] de citoyens responsables, on craint que Bromont soit le village gaulois de la collusion québécoise. Tout le monde a eu connaissance de ce qui s'est passé à la commission Charbonneau. Par chance, il y a des retombées extrêmement positives qui ont découlé des interventions de l'UPAC aux quatre coins du Québec. C'est ce que je souhaite ici.»

Enquête

Questionné au sujet des dossiers bromontois qui pourraient intéresser l'UPAC, Claude plonge. «Comme communauté, est-ce qu'on se sent en confiance lorsqu'on a un chantier pour le recouvrement à neuf du toit de l'aréna, qui est offert aux entrepreneurs, mais qui se termine avec un seul soumissionnaire? Non. Et quand la Ville donne un contrat pour l'évaluation foncière de notre municipalité et qu'il y a un seul bureau agréé qui soumissionne? Non. Pas plus quand il y a une surface synthétique de soccer construite à Bromont, encore une fois avec un seul soumissionnaire.»

La Voix de l'Est était présente, le 2 décembre, lorsque l'analyste-enquêteur Denis Richer s'est présenté à l'hôtel de ville de Bromont. Idem mercredi, lorsque le représentant de l'UPAC et un collègue sont sortis du bâtiment municipal. L'enquêteur a alors corroboré son identité, mais s'est abstenu de dévoiler la teneur de ses rencontres à l'hôtel de ville, nous dirigeant à la porte-parole de l'organisation, Anne-Frédérick Laurence. À son tour, celle-ci a refusé de commenter le dossier.

De son côté, Pauline Quinlan n'a pas rappelé le journal. C'est plutôt la responsable des communications de Bromont, Catherine Page, qui l'a fait. «Ce matin, il y avait bien des gens de l'UPAC [à l'hôtel de ville]. Les requêtes ont été faites auprès de l'administration. C'est une enquête, corrobore-t-elle. S'ils arrivent à des conclusions, on les saura.»

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