Légère hausse du compte de taxes à Waterloo

Le maire de Waterloo, Pascal Russell, a fait... (photo Julie Catudal)

Agrandir

Le maire de Waterloo, Pascal Russell, a fait la présentation du budget, adopté hier soir, lors d'une assemblée extraordinaire du conseil municipal.

photo Julie Catudal

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Isabel Authier
Isabel Authier
La Voix de l'Est

(Waterloo) N'eût été le nouveau rôle d'évaluation qui entrera en vigueur en 2016, les Waterlois n'auraient vu aucune différence sur leur prochain compte de taxes. La municipalité a choisi de maintenir l'ensemble de la taxation au même niveau qu'en 2015.

Le taux de base demeurera à 0,90$ par 100$ d'évaluation, tandis que toutes les taxes résidentielles de services, c'est-à-dire l'eau (243$), les égouts (160$), les ordures (95$), le recyclage (50$), la Sûreté du Québec (153$), les pompiers (104$) et les écocentres (45$), resteront inchangées. Il en ira de même pour la tarification des commerces, des industries et des institutions, qui ne verront aucun taux fluctuer.

«C'est le statu quo sur tous les taux, car on regarde le coût réel pour les contribuables», laisse entendre le maire Pascal Russell.

La nouvelle valeur des résidences - établie pour 2016, 2017 et 2018 - viendra toutefois modifier légèrement la charge fiscale réelle de la plupart des contribuables waterlois. À titre d'exemple, une résidence de la rue Foster qui valait 175 800$ en 2015 sera taxée sur une valeur de 182 200$ en 2016, ce qui fera augmenter son compte de taxes de 57,60$. Un immeuble de six logements du boulevard Horizon sera quant à lui évalué à 481 100$, comparativement à 461 200$ en 2015, avec pour résultat une hausse de taxes de 179,10$. En moyenne, la majoration de la taxation s'établira à 1,78%.

La valeur des propriétés totalisera 329 586 900$ l'an prochain à Waterloo, comparativement à 300 613 000$ cette année.

Dépenses et revenus

Le budget de la municipalité atteindra 8 994 440$ en 2016, en hausse de 273 524$ (3,14%) par rapport à celui de 2015. Les revenus de la Ville proviendront à 66% des taxes foncières et de services.

Au sujet du budget, le maire Russell ne manque pas de rappeler que le Pacte fiscal a une incidence négative d'environ 200 000$ sur les finances de la Ville, équivalant à 0,078$ par 100$ d'évaluation.

Du côté des dépenses, l'administration générale grugera la plus grosse part de la tarte, suivie du secteur des loisirs et culture. On note par ailleurs une majoration marquée de 34,5% dans le secteur «urbanisme et zonage», notamment pour la mise à jour du plan d'urbanisme et la rénovation des édifices de la rue Foster.

Selon M. Russell, ce budget suit l'orientation fixée il y a dix ans. «On est un conseil progressiste et avant-gardiste. Notre but, c'est de toujours s'assurer que les gens ont la capacité de se permettre les services qu'on leur offre.»

Il se réjouit par ailleurs de voir la population se densifier à Waterloo. «Plus il y a de joueurs, plus il y a d'habitants, plus on ajoute des services et plus on a de la latitude. Il y a toujours des gens qui sous-estiment nos projets et leur potentiel, mais je leur dis: attendez de voir!», ajoute-t-il.

Immobilisations

En 2016, la Ville compte consacrer 5 631 500$ dans ses immobilisations. De ce montant, elle injectera 400 000$ comptant pour l'asphaltage de rues (celles-ci n'ont pas encore été déterminées). Des emprunts sont, entre autres, prévus pour le remplacement d'un camion-échelle (700 000$), la réfection des infrastructures de la rue du Pré-Sec (1 000 000$) et l'aménagement de la future caserne de pompiers (583 333$). Dans ces cas, les projets demeurent toutefois tributaires d'une aide gouvernementale.

Dans son plan triennal, Waterloo prévoit investir à nouveau 400 000$ dans le pavage de rues en 2017. La réfection de la rue Eastern et la mise à niveau de l'égout pluvial du secteur Allen/Nord/Western/Terres Norris sont aussi dans les cartons cette année-là pour un total de 3 800 000$ d'investissements, incluant des subventions de 1 600 000$.

En 2018, 5 900 000$ - dont 2 750 000$ provenant de l'État - pourraient servir au pavage, à la réfection du dernier tronçon de la rue Western et la mise aux normes de l'hôtel de ville.

Waterloo, ville intelligente

L'année 2016 devrait voir naître une trentaine de «projets particuliers» identifiés par les élus de Waterloo. Estimés à 1 121 700$, ces dossiers répondront à de nombreux besoins, dans toutes les sphères d'activités. Si certains ne coûteront que quelques milliers de dollars - réparation des toilettes à l'aréna, achat de décorations de Noël, aménagement d'un quai de pêche dans le développement Nautiqua -, d'autres projets généreront des dépenses importantes.

Trois retiennent particulièrement l'attention. À commencer par un projet de «ville intelligente» au montant de 200 000$. «On a commencé à envisager ça il y a quelques années. Nous avons la taille idéale pour agir comme projet-pilote. Il n'y en a pas d'autres municipalités de cette grandeur au Québec en ce moment, explique le maire Pascal Russell. On veut donner des outils de communication efficaces et accessibles aux citoyens.» Gérée par la firme Lumca, cette première phase comprendra l'installation de lampadaires munis de panneaux d'information, de caméras de surveillance, d'éclairage variable et de bornes de recharge électrique.

On compte aussi aménager, au coût de 300 000$, le futur parc Artria, derrière le kiosque touristique de la rue Foster. À cet endroit, on trouvera notamment un musée de sculptures à ciel ouvert et un site de spectacle extérieur.

La Ville investira également 100 000$ pour installer des écrans d'affichage électronique aux quatre coins de la municipalité.

«C'est une grosse année, avec des projets ambitieux, mais réalisables», résume le dg de la Ville, Éric Sévigny.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer