Projet Mot à Maux: le Carnet santé est lancé

Gabrièle Laliberté Auger, chargée du projet Mot à... (photo Janick Marois)

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Gabrièle Laliberté Auger, chargée du projet Mot à Maux, auquel collaborent Le Sac à Mots et le Yamaska Literacy Council, lançait la semaine dernière le Carnet santé.

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Isabelle Gaboriault
La Voix de l'Est

(Granby) Aux grands maux les grands remèdes! Conscients que la clientèle analphabète se heurte quotidiennement à divers problèmes d'incompréhension, surtout devant un professionnel du secteur de la santé, les organismes Le Sac à Mots et le Yamaska Literacy Council ont produit, dans le cadre du projet Mot à Maux, un outil pour leur faciliter la vie. Le Carnet santé a été lancé la semaine dernière, permettant désormais aux faibles lecteurs d'être armés pour prendre leur santé en main.

Le projet Mot à Maux se concentre sur l'alphabétisation en santé. Dans le système actuel, prendre soin de sa santé pour un faible lecteur représente une lourde tâche. Pour remédier à ce problème, Le Sac à Mots et le Yamaska Literacy Council ont mis de l'avant diverses mesures facilitantes.

Des affiches bilingues ont été produites pour sensibiliser les travailleurs de la santé à la réalité des gens qui ont de la difficulté à lire. Pour les outiller à mieux répondre à leurs besoins, des formations ont été offertes aux étudiants à la technique de soins infirmiers au cégep de Granby Haute-Yamaska. Des liens ont été créés avec les infirmières et intervenants autant du secteur de Brome-Missisquoi et de Granby en vue de faire la promotion d'outils, comme le Carnet santé, auprès de leur clientèle. Un aide-mémoire destiné à ceux qui produisent de la documentation liée à la santé, a été créé, toujours pour permettre une meilleure compréhension chez les personnes pour qui la lecture est plus ardue. Et, finalement, le Carnet santé a été conçu.

Lancé en plusieurs exemplaires autant en français qu'en anglais, le livret d'une vingtaine de pages a été accueilli à bras ouverts, souligne Gabrièle Laliberté Auger, chargée du projet Mot à Maux, autant par les organismes concernés que par les gens du milieu de la santé. «La réception est très bonne, dit-elle. Nous sommes super contents.»

Mme Laliberté Auger espère maintenant que les gens à qui il s'adresse se l'approprient. «Nous voulons qu'ils l'utilisent partout où ils vont: à la pharmacie, chez le médecin, à l'urgence, à la clinique, etc., insiste la chargée de projet.

Un carnet personnalisé

Séparé en différentes sections, le Carnet santé se veut un outil à l'image de la personne qui en profite. Après une section destinée à conserver les numéros de téléphone importants liés à la santé, suivent une série de questions auxquelles les gens seront confrontés une fois devant le médecin.

On y parle de symptômes, de la douleur, de la façon de la mesurer, de la prise de la température, de maladies, d'allergies et de produits dangereux. Une section est également consacrée aux droits d'un patient dans le réseau de la santé. «Les sections sont très bien illustrées, souligneMme Laliberté Auger. Par exemple, pour arriver à mettre des mots sur le niveau de douleur.»

À la suite de ses recherches, Gabrièle Laliberté Auger a constaté que les faibles lecteurs se disaient parfois bousculés dans le temps par des professionnels qui semblent pressés lors de leur rendez-vous. «Ils disaient que ceux-ci employaient souvent un vocabulaire compliqué, qu'ils parlaient parfois trop vite, ce qui les frenait à oser poser des questions», raconte-t-elle. Des situations sur lesquelles le Carnet santé souhaite mettre un baume.

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