Un marathon au Népal pour fêter ses 60 ans!

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On voit ici Louise Voghel, accompagnée par une compétitrice népalaise lors de l'épreuve.

Photo fournie par louise voghel

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Jérôme Roy
La Voix de l'Est

(Saint-Armand) Pour souligner son entrée dans la soixantaine, Louise Voghel n'a pas choisi la voie la plus facile. Elle a pris la route du Népal pour participer au Marathon de l'Everest. Rien de moins!

Pour la femme de Saint-Armand, qui pratique la course à pied depuis des années et qui compte de nombreuses compétitions à son actif, c'était du jamais vu. Elle est revenue, le dimanche 6 décembre dernier, enchantée.

«Ils (les Népalais) sont très accueillants. Ç'a été, oui, une expérience de course à pied, mais surtout une expérience de voyage très valorisante», raconte-t-elle.

Techniquement parlant, Louise Voghel n'a pas véritablement fêté ses 60 ans au Népal. La femme ne se gêne pas pour admettre qu'elle a maintenant 61 ans, mais ajoute que comme la course ne revient qu'au deux ans, l'attente en aura la valu la peine. C'est Guy Pruneau, qui pratique l'ostéopathie notamment à Cowansville, qui lui a parlé de l'épreuve, à l'automne 2013. Mme Vogel lui en est fort reconnaissante, d'autant plus qu'il lui a donné de précieux conseils dans sa préparation.

Parcours difficile

Heureusement, d'ailleurs, parce que parcourir 42,2 kilomètres dans l'Himalaya, entre 3800 et 5500 mètres d'altitude, n'a rien de reposant... ou de prévisible.

«Même si on le fait prudemment, on ne sait pas pourquoi, le corps peut mal réagir, raconte Mme Voghel. Il y avait un couple qui l'avait déjà fait avec nous, mais le mari a dû être ramené en hélicoptère!»

L'altitude peut être cruelle. C'est pourquoi la marathonienne de Saint-Armand est arrivée au Népal le 6 novembre dernier, quatre jours avant le reste du groupe international, qui partait de Londres. Un entraînement de quelques semaines, où le groupe variait les altitudes pour s'y habituer, a suivi. Malgré cette préparation, Mme Voghel raconte qu'à la veille de la course, elle avait perdu au moins 10% de son taux d'oxygénation et que sa fréquence cardiaque au repos était passée de 60 à 80 battements par minutes.

«J'ai couru au froid, j'ai couru tôt le matin, mais je n'avais jamais vécu cette sensation. Je n'ai jamais fait d'asthme, mais je pense que ça y ressemblait. On manque d'air complètement lors des premières montées», illustre-t-elle.

En plus, les sentiers ne sont pas les plus hospitaliers. De grosses pierres font obstacle, les balises sont parfois absentes, les pentes ont tendance à être très abruptes et les coureurs côtoient quelquefois des précipices.

«On s'assure d'être bien assurés!» lance Mme Voghel en riant.

Résultats impressionnants

Et pourtant, elle a atteint ses objectifs, soit de terminer la course et de tomber moins de 10 fois. Elle n'a trébuché que cinq fois, sans graves conséquences, et a complété l'épreuve en 6 heures et 56 minutes, décrochant le 22e rang sur un total de 49 participants. Elle a même dépassé deux Népalais et terminé deuxième chez les femmes provenant de l'international.

Visiblement fière, Mme Voghel ne bombe tout de même pas trop le torse. «Je suis assez discrète dans mes performances. C'est un hobby, une passion, mais je ne veux pas embarrasser les gens.»

Récolte de fonds

Louise Voghel a tout de même profité de son voyage mémorable pour récolter de l'argent pour le Everest Marathon Fund. Elle s'était, à l'origine, fixé un objectif de 2000$. Cependant, elle n'a cumulé que 795$ et aimerait tout de même atteindre la somme de 1000$ d'ici le 20 décembre. Elle se montre cependant philosophe et se satisfait surtout d'avoir pu sensibiliser plusieurs personnes de son entourage à la réalité que vit la population népalaise.

«C'est un pays très pauvre. Ce n'est pas parce qu'ils ne travaillent pas ou ne veulent pas se relever (du violent tremblement de terre du 25 avril dernier), plaide Mme Voghel. Ils vivent dans des montagnes, ils doivent reconstruire en transportant trois ou quatre pierres à la fois. Sinon, ça doit se faire par hélicoptère.»

Elle dispose d'un site, le http://www.yoyomolo.com/everest-marathon-2015, où il est encore possible de donner de l'argent. Les sommes récoltées vont surtout à des organismes qui viennent en aide aux enfants habitant de petits villages éloignés.

Et ce n'est pas fini!

Le poids des années ne semble pas avoir d'effet sur Mme Voghel, qui participera à un marathon dans les montagnes de la Gaspésie cet été. Et à peine revenue de l'Himalaya, elle projette déjà d'y retourner. La coureuse a confié qu'elle aimerait bien retourner au Marathon de l'Everest dans quatre ans, pour fêter... ses 65 ans!

«Une fois qu'on est allé au Népal, on veut y retourner!»

Cette fois, par contre, elle se promet d'arriver là-bas encore plus tôt, question de profiter des bienfaits de l'entraînement en altitude, plutôt que d'en subir les effets nocifs.

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