Le golf... au féminin

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La clientèle féminine est gage d'avenir pour les clubs à travers la province.

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Jean-François Guillet
La Voix de l'Est

(Bromont) Golf et croissance. Comment générer cet amalgame gagnant? À cette question, l'ex-présidente de Golf Canada, Diane Dunlop-Hébert, répond sans hésiter que le principal ingrédient demeure la femme.

Selon la femme d'affaires, il est grand temps que l'industrie du golf ouvre les vannes pour séduire davantage la gent féminine.

« Lorsqu'on regarde le portrait global dans le monde du golf, on s'aperçoit qu'il manque de visibilité pour les femmes. C'est flagrant. Il suffit de naviguer sur les pages d'accueil des clubs. On nous présente trop souvent des paysages, des bâtiments imposants et des hommes. Mais trop peu de femmes. Il faut que ça change! », a-t-elle lancé en entrevue.

En fait, Diane Dunlop-Hébert est une pionnière dans le monde du golf au pays. Après avoir accédé à la présidence de Golf Québec durant deux mandats consécutifs, soit en 2007-2008, elle a gravi l'échelon supérieur en 2012, devenant la première Québécoise à la tête de Golf Canada. Elle est d'avis que la « nouvelle génération » de jeunes femmes devra suivre ses traces, tant sur les verts qu'en coulisse, afin que le golf poursuive son essor.

Les cordons de la bourse

Lorsque vient le temps d'appuyer ses propos concernant l'importance d'attirer davantage de femmes à s'intéresser au golf, Mme Dunlop-Hébert ne manque pas d'arguments.

« Près de 80 % des femmes prennent les décisions d'achat dans les ménages, a-t-elle indiqué. Pourtant, le Québec compte 20 % de golfeuses, alors qu'en Allemagne, elles représentent 40 % de la clientèle des clubs. C'est un marché énorme à développer pour un potentiel de revenus accrus. L'industrie doit faire un examen de conscience et choisir cette option. »

Comment briser les stéréotypes dans cet univers typiquement masculin? Citant en exemple une étude réalisée en 2012 par HSBC, l'ex-présidente de Golf Canada privilégie trois facteurs. Primo, la disponibilité de garderies au club de golf ou à proximité. Secundo, aménager des terrains qui offrent des distances raisonnables pour atteindre les verts. Et finalement, avoir davantage de personnel féminin sur le site puis à l'accueil.

« Les femmes aiment discuter. Apprécier le moment présent. Je crois que les clubs de golf auront beaucoup plus de succès en pensant d'abord au plaisir plutôt qu'à la performance. »

Stabilité

Bien que la compétition soit forte dans le monde récréotouristique, l'industrie du golf se porte « plutôt bien », a noté Mme Dunlop-Hébert. Elle prévoit néanmoins un léger accroissement de l'achalandage à moyen terme au Québec.

« Le golf est à un tournant de son histoire. Il faut savoir se réinventer. En Amérique du Nord et en Europe, le marché est assez stable. On voit toutefois une croissance incroyable en Chine, en Corée et même au Japon. L'idée pour avoir du succès, peu importe où sur la planète, c'est de démystifier le sport pour le rendre plus accessible à la masse. »

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