Saint-Césaire : changement de garde à la direction générale

Le directeur général de Saint-Césaire, Bertrand Déry, tirera... (Archives La Voix de l'Est)

Agrandir

Le directeur général de Saint-Césaire, Bertrand Déry, tirera sa révérence vendredi au terme d'un contrat de cinq ans.

Archives La Voix de l'Est

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Jean-François Guillet
La Voix de l'Est

(Saint-Césaire) Bertrand Déry terminera son mandat comme directeur général de Saint-Césaire vendredi. L'homme est déjà à la recherche d'un nouveau poste dans son domaine. La greffière de la municipalité, Me Isabelle François, prendra la relève.

C'est la tête haute et sans amertume que Bertrand Déry tirera sa révérence. «Vendredi midi, je dirai au revoir aux gens à l'hôtel de ville. Mon contrat de cinq ans n'a pas été renouvelé, mais c'était convenu avec le maire (Guy Benjamin) depuis un bon bout de temps. À l'intérieur de nos murs, il y a la greffière, Isabelle François, une femme de Saint-Césaire, qui veut prendre le challenge de la direction générale. [Le maire] ne voulait pas la perdre. C'est tout à fait légitime. Mon départ s'est décidé franchement et honnêtement», a-t-il confié.

Durant sa carrière, Bertrand Déry a occupé des postes de directeur général et de secrétaire-trésorier. Outre son passage à Saint-Césaire, il a travaillé 31 ans à Bedford, six mois à Franklin et deux ans à Grenville-sur-la-Rouge dans les Laurentides. Avec une quarantaine d'années d'expérience dans son créneau, l'homme de 64 ans n'est pas prêt pour la retraite. «Je suis agent libre et je n'ai pas l'idée d'arrêter tout de suite. J'ai eu quelques entrevues et je continue mon chemin vers l'avant. Un poste en Montérégie ou au début de l'Estrie pourrait être intéressant», a indiqué le résidant de Bedford.

Défis

Comme le départ de M. Déry est imminent, la transition avec la nouvelle directrice générale a été amorcée il y a quelques semaines. Selon lui, de nombreux défis attendent sa successeure au cours des années à venir.

«La plupart des municipalités ont beaucoup moins de moyens [financiers] qu'avant. Elles dépendent beaucoup des taxes foncières, qui comptent pour environ 80% de leurs revenus. Il faut trouver un juste équilibre pour respecter la capacité de payer des citoyens. Ça force les élus à beaucoup de circonspection quand vient le temps de faire un budget. Il y a des travaux pour mettre à jour certaines sections d'égouts et d'aqueduc en vue ici. On parle de 3 M$ à 4 M$ à mettre là-dedans. Il y a aussi l'urbanisation de la route 112 pour un autre 3 M$. Sans compter les autres projets en cours. Ça prendrait environ 12 M$ demain matin juste pour remettre la ville à flot dans les infrastructures. Il y a donc de gros enjeux en perspective.»

Accroître la capacité de la municipalité de prendre de l'expansion pour attirer de nouveaux résidants figure aussi en tête de liste, a ajouté M. Déry. «Dans peu de temps, il n'y aura presque plus de lots vacants pour construire à Saint-Césaire. La ville est "étouffée" par la zone agricole tout autour. On vient de faire une demande à la MRC [de Rouville] pour dézoner une partie du territoire. Mais ce sont de longues démarches.»

De son côté, Bertrand Déry est très fier de son mandat à Saint-Césaire. Un des dossiers qui lui tenait le plus à coeur est celui de la vente du terrain de golf appartenant à la municipalité. «Je travaille dans un domaine où les contacts sont très importants. Dans le cas du golf, ça a fait la différence.»

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer