Mgr Lapierre a toujours le feu sacré

«Ce n'est pas juste la fierté de l'avoir... (photo Alain Dion)

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«Ce n'est pas juste la fierté de l'avoir fait pendant 50 ans. Ce dont je rends grâce, c'est d'être encore en bonne forme et de ne pas avoir perdu la volonté de vivre cette vocation qui est la mienne», confie Mgr François Lapierre.

photo Alain Dion

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Jonathan Gagnon
La Voix de l'Est

L'évêque du diocèse Saint-Hyacinthe, Mgr François Lapierre, a célébré le 50e anniversaire de son ordination presbytérale, mardi soir, à l'occasion d'une messe d'Action de grâce.

À la cathédrale de Saint-Hyacinthe, une chorale composée de choristes provenant des quatre coins du diocèse a notamment chanté pour lui.

Alors que les derniers préparatifs battaient leur plein à l'évêché mardi après-midi, Mgr Lapierre a livré ses impressions à La Voix de l'Est. «On sent que c'est une journée particulière», a-t-il confié.

«Ce n'est pas juste la fierté de l'avoir fait pendant 50 ans. Ce dont je rends grâce, c'est d'être encore en bonne forme et de ne pas avoir perdu la volonté de vivre cette vocation qui est la mienne», poursuit-il.

Natif de Bromont, François Lapierre a étudié au primaire et au secondaire à Granby. C'est vers l'âge de 17 ans qu'il a senti «l'appel de la vocation». Adolescent, une rencontre avec un évêque chinois l'aurait grandement influencé.

Au terme d'études théologiques au Séminaire de Saint-Hyacinthe et au Séminaire des missions étrangères, dans l'actuel quartier Pont-Viau à Laval, il est ordonné prêtre pour la Société des missions étrangères le 18 décembre 1965.

Joies et peines à l'étranger

Lors des décennies suivantes, il effectue de multiples voyages d'évangélisation en Amérique latine.

Il en garde plusieurs souvenirs heureux. «Lorsque nous étions au Pérou, ma soeur est venue me rejoindre et elle est tombée en amour avec un Péruvien. J'ai donc un neveu qui est à moitié québécois et à moitié péruvien», raconte l'évêque de 74 ans.

Son parcours à l'étranger a également été ponctué d'épisodes plus sombres. Dans un Guatemala déchiré par la guerre civile, il a notamment été confronté à la mort d'un travailleur social membre de son équipe.

«Ça m'a rendu encore plus pacifiste, laisse-t-il tomber. J'ai vu que la violence ne conduisait pas à la paix et à la justice. Qu'elle mène seulement à une escalade.»

Retour aux sources

Après avoir rempli différentes fonctions en Europe de 1983 à 1991, il rentre au Québec et devient supérieur général de la Société des missions étrangères.

Son second mandat est toutefois interrompu le 7 avril 1998, alors qu'il est nommé évêque du diocèse de Saint-Hyacinthe par le pape Jean-Paul II.

Il devient alors responsable d'un territoire s'étendant de Sorel-Tracy à la frontière américaine (du nord au sud) et de la rivière Richelieu jusqu'à Saint-Nazaire (d'est en ouest).

«On dit souvent que nul n'est prophète en son pays. Mais je n'ai pas ressenti ça du tout. (...) Dès mon arrivée ici, j'ai senti un grand amour pour le peuple du diocèse», affirme François Lapierre.

Vers l'échéance

Comme les évêques catholiques voient leurs mandats prendre fin à l'âge de 75 ans, Mgr Lapierre devra remettre sa lettre de démission avant le 16 juillet.

«Quand on a la chance de faire un travail qu'on aime, c'est sûr que ça nous pèse de le quitter ainsi que le personnel de l'équipe», reconnaît le Bromontois d'origine.

Serein face à la suite des choses, Mgr Lapierre ne ferme la porte à aucune éventualité, pourvu que sa santé le permette.

«Comme je suis plutôt du type providentiel, glisse-t-il, je me dis que de belles choses vont se présenter à moi...»

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