Une pétition déposée contre la tenue de partys d'après-bal

Le conseiller municipal Jocelyn Dupuis dit appuyer les... (photo Janick Marois)

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Le conseiller municipal Jocelyn Dupuis dit appuyer les résidants de son district qui s'opposent à la tenue de partys d'après-bal dans un champ de la rue Saint-Charles Sud, à Granby.

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Marie-France Létourneau
La Voix de l'Est

(Granby) La perspective d'avoir des partys d'après-bal dans un champ près de chez lui déplaît au voisinage de la rue Saint-Charles Sud, à Granby. Pas moins de 233 résidants ont signé une pétition pour manifester leur désaccord au conseil municipal, qui a entrepris de modifier la réglementation pour permettre la tenue de ce type d'événements temporaires dans ce secteur de la ville.

Lundi soir, une nouvelle étape du processus a d'ailleurs été franchie avec l'adoption du règlement. Mais «la porte n'est pas fermée», a laissé savoir le conseiller municipal du district, Jocelyn Dupuis. Un registre sera ouvert à l'hôtel de ville le 15 décembre. Les citoyens qui souhaitent exprimer leur opposition pourront le faire à cette occasion.

Si un nombre suffisant de signatures - le nombre sera précisé dans un avis public à paraître - est recueilli parmi les résidants des zones contiguës, les élus devront alors décider s'ils tiennent un référendum de secteur sur cette question ou s'ils abandonnent la modification au règlement.

«Le conseil municipal est conscient qu'un grand nombre de personnes vont se déplacer pour le registre. Mais on veut que la démocratie s'exerce», a fait valoir le maire Pascal Bonin, lors de la séance du conseil municipal.

Au terme de celle-ci, Jocelyn Dupuis a pour sa part dit appuyer la position des résidants de son district. «Je les comprends à 100 milles à l'heure. Qui voudrait avoir des après-bal dans un champ en arrière de chez eux? Je souhaite ardemment que les gens viennent signer le registre le 15. (...) La dernière porte de sortie que les citoyens ont pour arrêter le processus, c'est là», a-t-il déclaré.

Fait ses devoirs

En juin dernier, les organisateurs de l'après-bal de l'école secondaire J-H.- Leclerc avaient prévu célébrer la fin de leur secondaire dans un champ de la rue Saint-Charles Sud. Mais les propriétaires du terrain, l'église Assemblée chrétienne de la Grâce, n'ont pas pu obtenir un permis pour cet événement, car un règlement avait été adopté par la Ville de Granby dans la foulée de l'interdiction par le tribunal, en 2013, de permettre la tenue d'une compétition de motocross sur des terres agricoles.

«La CPTAQ (Commission de protection du territoire agricole du Québec) en a décidé ainsi. On est devant le fait accompli. La Ville ne peut émettre un permis en contradiction avec un jugement. Ce n'est pas la faute de la Ville ou des policiers», avait alors expliqué le maire.

Des démarches ont ainsi été entreprises au cours des derniers mois pour modifier la réglementation de façon à permettre les événements temporaires de type après-bal. «Le conseil a fait son travail pour trouver un endroit», a souligné Pascal Bonin. Mais la balle est désormais dans le camp des résidants du secteur, a-t-il ajouté.

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