Le compte de taxes grimpera de 3% à Granby

Le conseil municipal a adopté à l'unanimité, lundi... (photo Janick Marois)

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Le conseil municipal a adopté à l'unanimité, lundi soir, un budget de 98,8 millions, en hausse de 4,7%.

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Marie-France Létourneau
La Voix de l'Est

(Granby) Pour limiter l'impact du nouveau rôle d'évaluation triennal à Granby, le taux de la taxe foncière diminuera de 0,824$ par tranche de 100$ d'évaluation à 0,805$ en 2016. Et les taxes de services seront gelées. Résultat: le compte de taxes de la maison moyenne augmentera de 3%, à la lumière du budget adopté lundi soir à l'unanimité par le conseil municipal.

«Depuis les dernières années, c'est le dépôt de rôle qui a le moins d'impact sur les citoyens», a souligné le maire de Granby, Pascal Bonin.

«Les grandes hausses de taxes après les dépôts de rôles d'évaluation sont maintenant derrière nous», avait-il d'ailleurs annoncé le mois dernier dans son discours du maire sur la situation financière de la Ville.

Lundi, cette déclaration s'est précisée. Concrètement, le propriétaire d'une maison moyenne - dorénavant évaluée à 234 000$ - paiera 55$ de plus en 2016 dans le secteur ville, tandis que celui du secteur canton défraiera 72$ de plus. Une différence qui s'explique essentiellement par le service de la dette dans le secteur canton. Cet écart est cependant appelé à disparaître en 2019, a précisé le directeur des finances de la Ville, Jean-Pierre Renaud, lors de la présentation du budget aux médias.

Le taux de la taxe foncière pour les commerces et industries ne suit cependant pas la même courbe. Une légère hausse est notée. Dans le secteur ville, le taux glisse de 1,978$ par tranche de 100$ d'évaluation à 1,993$, tandis qu'il grimpe de 1,972$ à 1,995$ dans le secteur canton. Les taxes de services demeurent cependant inchangées.

Dépenses limitées

À 98 800 000$, le budget adopté lundi est en hausse de 4,7%, dont 3,9% proviennent des revenus de taxes additionnels, générés en bonne partie par la hausse du rôle d'évaluation.

«Tour de force» dont le conseil n'est pas peu fier, les dépenses de la Ville seront limitées à 2,1% en 2016. De cette façon, une marge de manoeuvre encore plus grande est dégagée pour payer comptant des immobilisations, a-t-il été souligné.

Règle générale, les municipalités voient plutôt leurs dépenses augmenter de 4 à 5% pour composer avec l'inflation, la croissance et les nouvelles normes auxquelles elles doivent se plier, souligne Jean-Pierre Renaud.

Dans les circonstances, le travail des fonctionnaires municipaux a été salué. «On a des gens capables de nous amener vers la vision où on veut aller», dit le maire.

L'an dernier, le conseil municipal a présenté un nouveau cadre financier, rappelle Pascal Bonin. Cette année, les citoyens peuvent en prendre la mesure. Ce nouveau cadre prévoit entre autres que les emprunts annuels équivalent désormais aux remboursements annuels effectués sur la dette.

Dette

À 80,5 millions en 2015, la dette demeurera donc au même montant en 2016... à moins que l'important projet du centre aquatique soit réalisé. Pour ce projet de 30 millions$, il est prévu d'emprunter 19,5 millions$ pour régler la facture. Le reste proviendra du surplus (3 millions$) et d'une subvention (7,5 millions$), qui n'a pas encore été confirmée.

Il est prévu que les projets majeurs, comme celui du complexe aquatique, soient imposés par le biais d'une taxe spéciale, clairement identifiée sur le compte de taxes.

Le directeur général de la Ville, Michel Pinault, précise cependant que si la dette de la Ville devait être augmentée de 19 millions, les ratios de la politique de la gestion de la dette seraient néanmoins respectés.

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