Enbridge: des manifestants s'enchaînent à une valve

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Trois manifestants se sont enchaînés à une valve du pipeline 9B d'Enbridge, à Sainte-Justine-de-Newton sur la frontière entre l'Ontario et le Québec, après l'avoir fermée.

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Montréal

Les trois manifestants qui avaient fermé une valve du pipeline 9B d'Enbridge, à Sainte-Justine-de-Newton sur la frontière entre l'Ontario et le Québec, pour ensuite s'y enchaîner de bonne heure lundi matin, ont été détachés et appréhendés par les policiers en fin de journée.

Le flot de l'oléoduc, qui a récemment été inversé pour permettre l'expédition de pétrole des sables bitumineux vers Montréal, a donc été interrompu durant la journée.

La manoeuvre a permis, du coup, de démontrer certaines lacunes en matière de sécurité.

D'une part, après avoir dégagé un premier manifestant qui était plus facilement atteignable, les policiers ont échoué dans leur tentative de déloger les deux autres, de sorte que ce sont les pompiers qui ont finalement réussi la manoeuvre.

Toutefois, des fuites d'huile sont survenues durant la tentative des policiers et, selon la porte-parole de la municipalité, Patricia Domingos, les employés d'Enbridge n'étaient pas outillés pour faire face à ce problème.

«Les gars d'Enbridge ont effectué le nettoyage au niveau de la valve et ils n'avaient même pas d'absorbant pour tout ce qui a coulé. Ils ont été obligés de demander aux pompiers s'ils en avaient», a-t-elle raconté lorsque jointe sur place par La Presse Canadienne.

Par ailleurs, la compagnie a été avisée sur sa ligne d'urgence par Mme Domingos de l'action en cours dès le début de celle-ci. Or, selon la porte-parole de la Ville, le représentant de l'entreprise à l'autre bout de la ligne d'urgence n'a pas compris le sens de l'appel et c'est un représentant du bureau de Montréal de l'entreprise qui a rappelé environ 45 minutes plus tard pour avoir l'heure juste.

Lacunes chez Enbridge

Selon Mme Domingos, les employés d'Enbridge ont finalement été dépêchés sur les lieux deux heures après le début de l'action, ce qui démontre, selon elle, que la capacité et le temps de réponse de l'entreprise placent toutes les communautés en danger.

Un porte-parole d'Enbridge, Éric Prud'homme, conteste toutefois cette version.

«La ligne 9B est surveillée 24 heures sur 24, sept jours sur sept», a-t-il précisé lors d'un appel à La Presse Canadienne.

«Dans ce cas-ci, nous avons reçu un appel au centre d'urgence de la part de Mme Domingos. L'information a été relayée. Nos protocoles ont été suivis. Ce n'était pas un appel d'urgence, mais pour des raisons de précaution, nous avons fermé la ligne 9B et des équipes se sont ensuite déplacées sur les lieux», a-t-il dit.

Plusieurs organismes ont exprimé des inquiétudes face à cette utilisation de l'oléoduc 9B, faisant valoir que le tronçon, âgé de 40 ans, est affaibli et qu'il n'a pas été conçu pour transporter le pétrole albertain beaucoup plus corrosif et lourd que les hydrocarbures qui y circulaient en sens inverse auparavant.

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