Fillette mordue: le chien souffrait d'une double otite

Keller «n'est pas un tueur sanguinaire», dit le... (Janick Marois, La Voix de l'Est)

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Keller «n'est pas un tueur sanguinaire», dit le directeur de la SPA des Cantons, Carl Girard. «Il a juste besoin d'être castré et dressé. Je ne recommande pas l'euthanasie.»

Janick Marois, La Voix de l'Est

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Pascal Faucher
La Voix de l'Est

(Granby) Le molosse qui a mordu une fillette de quatre ans à Granby, la semaine dernière, souffrait d'une double otite qui aurait influencé son comportement.

«Il y a toujours des circonstances et c'est important de les regarder», signale le directeur de la Société protectrice des animaux (SPA) des Cantons, Carl Girard, qui a récupéré l'animal, un bullmastiff croisé.

Selon lui, l'infection de l'animal est responsable «à 90%» de son élan d'agressivité. «C'est pas un tueur sanguinaire ce chien-là! Il est facile et pas agressif. Il a juste besoin d'être castré et dressé. Je ne recommande pas l'euthanasie.»

Sans blâmer qui que ce soit, M. Girard soutient que lorsque des événements comme celui-ci se produisent, «il faut se poser des questions». «Il a mordu parce qu'il n'a pas été entretenu comme il faut, et il est fort comme un ours.» La bête de 126 livres, prénommée Keller, pourrait aussi s'être tout simplement retournée vers l'enfant et l'avoir blessée.

Le chien continue d'être soigné à la SPA des Cantons qui espère ensuite le donner en adoption. Pas facile puisqu'elle doit divulguer ce qu'il a fait. «Même les chiens en parfaite santé, on a de la misère à les faire adopter, dit le directeur. Mais on va faire notre gros possible.»

Congé

Jointe hier, la mère de la fillette blessée, qui était propriétaire de l'animal, a indiqué ne pas vouloir le reprendre. En fait, elle ne veut plus de chien. «J'en ai encore un petit, je voulais m'en débarrasser, mais on va le garder pour les petites», dit la femme de 24 ans, qui souhaite garder l'anonymat.

Elle se réjouit que sa fille ait obtenu son congé de l'hôpital, samedi, après trois jours de soins. La lacération est toujours apparente sur la joue gauche et la bouche de l'enfant, qui a aussi perdu une dent, mais les pronostics sont bons.

«Les médecins sont confiants, ça va bien guérir, dit la mère. Peut-être qu'on ne verra plus rien du tout.» L'enfant est suivi par une chirurgienne de l'hôpital Sainte-Justine, à Montréal, où elle avait été transférée à la suite de l'incident, le 2 décembre.

La mère de famille trouve pénible et refuse de parler de ce qui est arrivé cet après-midi-là. Elle se limite à dire qu'elle n'a pas vu ce qui est arrivé et qu'elle «dort très peu» depuis l'événement. «J'étais en état de choc. Juste en parler, je n'aime pas ça.» Elle possédait Keller depuis sa naissance et ne le craignait pas.

Malgré quelques appréhensions à revenir à la maison, sa fille «se remet très bien». «Elle a dit que le chien avait été méchant, elle s'est demandée où il était, mais elle en parle peu. On remonte la pente. Les Fêtes s'en viennent et notre petite sera choyée.»

Guy Rousseau, porte-parole de la police de Granby, a précisé lundi qu'il n'y aura pas d'accusation criminelle de déposée contre les propriétaires du chien.

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