Élections régionales en France : le FN en tête

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Mené par Marine Le Pen, le Front national a récolté plus d'appuis que n'importe quel autre parti politique lors du premier tour des élections régionales en France, dimanche, selon les projections des firmes de sondage.

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Paris

Le Front national (FN) a récolté plus d'appuis que n'importe quel autre parti politique lors du premier tour des élections régionales en France, dimanche, selon les projections des firmes de sondage, ce qui représente un pas en avant pour la formation d'extrême droite de Marine Le Pen et un nouveau coup dur pour les socialistes du président François Hollande.

D'après les prévisions, les candidats du FN sont pour le moment en avance dans six des 13 régions. Le scrutin de dimanche n'était toutefois qu'un premier tour et certains électeurs plus au centre pourraient tourner le dos aux représentants de l'extrême droite à l'occasion du deuxième tour le 13 décembre.

Le vote s'est déroulé trois semaines après les attentats qui ont fait 130 morts à Paris, dans un climat exceptionnellement tendu qui devrait jouer en faveur des candidats conservateurs et de l'extrême droite. Il s'agit du dernier scrutin avant la présidentielle française de 2017 et d'un moyen d'évaluer sur quelle voie le pays semble vouloir s'engager sur le plan politique.

Dans ce contexte, les élections régionales ont pris une importance particulière. Plusieurs politiciens ont incité les électeurs désabusés à aller voter pour faire valoir leurs droits en réaction aux fondamentalistes qui menaceraient les valeurs démocratiques. Le ministère de l'Intérieur a annoncé sur son compte Twitter que le taux de participation se chiffrait à 43,01 pour cent à 17 h, heure de France.

Les Français devaient élire les conseils régionaux et avaient le choix entre plusieurs partis pour le premier tour. Les firmes de sondage Ifop, OpinionWay et Ipsos ont estimé que le FN avait recueilli entre 27 et 30 pour cent des voix à travers le pays.

Ces projections portent sur le pourcentage de voix et non sur le nombre de sièges que les formations politiques pourraient remporter au sein des conseils régionaux. Le nombre de sièges sera déterminé au deuxième tour dimanche prochain, qui opposera les deux partis en tête dans chaque région.

Le parti de Sarkozy deuxième

Les républicains de Nicolas Sarkozy devraient arriver en seconde place avec environ 27 pour cent des voix alors que le Parti socialiste, qui dirige actuellement presque tous les conseils régionaux, devrait se retrouver en troisième place avec 22 à 24 pour cent des voix, suivi par une flopée de petites formations de gauche.

La grande question concernant le deuxième tour sera de savoir si les partisans des Républicains, des socialistes et des candidats moins importants uniront leurs forces afin d'empêcher le FN de mettre le grappin sur un ou plusieurs conseils. Longtemps considéré comme marginal, le parti de Mme Le Pen n'a jamais eu autant de pouvoir.

Le FN espère que les élections régionales lui permettront de consolider ses gains des dernières années et de renforcer sa légitimité en vue de la présidentielle de 2017.

Le Front national «est le seul parti à défendre une république authentiquement française, une république avec une seule vocation: l'intérêt national, le développement du marché de l'emploi français, le maintien de notre mode de vie, le développement de nos traditions et la défense de tout ce qui est français», a déclaré Marine Le Pen, dimanche soir, à Lille.

La chef du FN se présente dans le Nord-Pas-de-Calais-Picardie, un point central de la crise des migrants, alors que sa nièce, Marion Maréchal-Le Pen, brigue la Provence-Alpes-Côte d'Azur. Les sondages leur prédisent à toutes les deux une victoire avec 40 pour cent des voix, soit 15 pour cent de plus que Les Républicains, leurs plus proches rivaux. Le leader socialiste Jean-Christophe Cambadélis a demandé à son parti de se retirer de ces deux courses afin d'empêcher le FN de l'emporter.

De son côté, M. Sarkozy a soutenu, dimanche soir, que sa formation politique ne devrait pas s'allier aux candidats du FN ni abandonner aucune des courses du deuxième tour. Il a soutenu que le triomphe des idées du FN «aggraverait dramatiquement la situation de la France et créerait les conditions d'un dangereux désordre».

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