«Je peux difficilement demander mieux»

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Le directeur de la Société protectrice des animaux (SPA) des Cantons, Carl Girard.

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Cynthia Laflamme
La Voix de l'Est

(Granby) La nouvelle loi reconnaissant que les animaux sont des êtres doués de sensibilité, adoptée vendredi à l'unanimité, fait le bonheur du directeur de la Société protectrice des animaux (SPA) des Cantons, Carl Girard.

«Automatiquement, quand on va avoir un dossier en cour, cette loi-là va nous donner un peu plus de poids, dit-il. Notre argumentation est beaucoup plus facile quand on dit que le chien et le chat éprouvent des sentiments, versus un objet. Pour nous c'est merveilleux, je peux difficilement demander mieux.»

La nouvelle a transformé un vendredi pluvieux en journée réjouissante. Carl Girard indique toutefois que la nouvelle loi n'aura pas d'impact sur son travail puisque la SPA des Cantons applique les règlements municipaux.

La Loi sur la protection sanitaire des animaux (P-42) et la loi adoptée hier sur le statut de l'animal, qui était auparavant considéré comme un bien meuble, sont appliquées par le ministère de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation (MAPAQ).

M. Girard n'exclut pas la possibilité de signaler les cas de cruauté envers les animaux au MAPAQ. «Ça serait faisable, croit-il. Étant donné qu'on n'est pas la même entité, je n'aurais peut-être pas de nouvelles par la suite, par exemple. Je leur transfèrerais le dossier et ça s'arrêterait là. C'est sûr que si ça peut faire avancer les choses et mener à des accusations, c'est sûr que je leur donnerai le dossier.»

Des peines raisonnables

Il considère d'ailleurs que les peines sont raisonnables et qu'on ne peut pas être plus sévère envers un humain qui maltraite son animal qu'on ne l'est avec un prédateur sexuel.

«Il faut être logique aussi. On ne peut pas demander à avoir des peines plus sévères pour les animaux quand on a de la misère à en avoir pour des pédophiles. Je suis vraiment content de la loi, de ce que ça implique et des nouvelles peines. Je trouve qu'on est vraiment sur la bonne voie.»

M. Girard souhaite maintenant que les différents refuges, SPA et SPCA travaillent main dans la main pour rayer de la carte les usines à chiot, la maltraitance et les combats de chien, qui sont encore un fléau, selon lui. Il explique que certaines SPA sont parfois averties de mauvais traitments  ayant eu lieu en dehors de leur territoire, mais qu'il leur est alors impossible de sévir.

Henri Kohnen, copropriétaire de l'Animalerie Safari, à Granby, ne croit pas qu'une telle loi va changer quoi que ce soit.

«Ça a du bon sens. Il était temps. Mais on perd notre temps. Pour les gens normaux qui s'occupent bien de leurs animaux, la loi ne les touche pas. De mon expérience de 25 ans, tu ne vas pas régler les cas à problème avec une loi. Il n'y a pas de magie pour régler ça.»

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