Le bonheur suédois d'Éric Castonguay

Éric Castonguay s'illustre avec la formation de Tingsryds,... (photo Tingsryds HC)

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Éric Castonguay s'illustre avec la formation de Tingsryds, en deuxième division de la ligue suédoise.

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(Granby) «J'adore la Suède. La qualité de vie ici, c'est exceptionnel. En plus, ça se passe super bien sur la patinoire. Je me vois jouer en Suède pendant plusieurs années.»

Clairement, le Granbyen Éric Castonguay vit de beaux moments à sa première saison avec la formation de Tingsryds, en seconde division de la ligue suédoise. Son équipe trône au sommet du classement du circuit, il s'impose comme un des meilleurs joueurs de son club et il est tombé sous le charme de son pays d'adoption.

«Je vis véritablement une très belle expérience, explique-t-il depuis la Scandinavie. J'ai joué un peu partout aux États-Unis et en Europe depuis le début de ma carrière chez les professionnels, mais j'ai vraiment l'impression d'avoir trouvé ma place ici en Suède. C'est beau, c'est propre, les gens sont gentils et ce sont de vrais de vrais amateurs de hockey. Je suis heureux et ma famille aussi. Honnêtement, je pourrais difficilement en demander plus à l'heure où on se parle.»

En 27 matchs, Castonguay a récolté 23 points, dont quatre buts. Paraît-il que les joueurs ayant une moyenne supérieure à un point par rencontre sont rares au pays de Peter Forsberg.

«Le calibre est très fort. Au moins aussi fort que celui de la Ligue américaine. Les gars sont rapides, ils sont forts, ils sont habiles. Et on est en deuxième division ici. En première, ça doit être l'enfer!»

L'équipe de Tingsryds arrive de troisième division. Ses étonnantes performances font d'ailleurs la manchette en Suède. Drew Paris, un ancien de la LHJMQ à Québec, Rimouski, Acadie-Bathurst et Drummondville, est un coéquipier de Castonguay.

«Il n'y a pas beaucoup de Québécois et de Nord-Américains qui jouent en Suède. Vous savez, la Suède est un gros pays de hockey et les Suédois insistent pour développer leurs propres joueurs. On n'est pas en France ou en Suisse ici...»

Avant d'aboutir en Suède, Castonguay, qui a joué son hockey junior à Lewiston dans la LHJMQ, a évolué à Lowell, Bridgeport et Chicago dans la Ligue américaine, à Trenton et Reading dans la Ligue de la Côte Est, au Missouri dans la Ligue centrale, ainsi qu'en France et en Norvège.

Rien de facile

À 28 ans, Éric Castonguay l'avoue: il ne l'a jamais eu facile.

«Depuis mon arrivée chez les pros, j'ai toujours obtenu des contrats d'un an. Chaque année, il faut que je me batte pour faire mes preuves, pour démontrer que j'ai ma place. Heureusement que j'aime le hockey, que j'aime mon sport.»

Mais il en est à sa neuvième saison chez les pros et il réussit à gagner sa vie avec son sport. Ce qui n'est pas rien pour un athlète qui n'a jamais été repêché par une équipe de la Ligue nationale.

«Je suis heureux ici en Suède. Ma femme Janika aime ça aussi et mon fils, qui vient d'avoir un an, a toujours le sourire aux lèvres. J'aimerais éventuellement monter en première division et faire un bon bout de chemin ici.»

Castonguay a épousé une fille de Saint-Hyacinthe, où il vit maintenant pendant l'été. Mais il revient régulièrement à Granby, là où ses parents habitent toujours.

«Je suis loin du Québec, mais je prends des nouvelles, je sais ce qui se passe. Je m'ennuie parfois de ma famille, mais je vais là où mon travail m'amène. Au moins, je suis bien ici...»

Et ça s'entend.

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