Mince victoire de la «dame aux chats»

Cowansville n'avait pas les autorisations nécessaires pour saisir... (archives La Voix de l'Est)

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Cowansville n'avait pas les autorisations nécessaires pour saisir et euthanasier la trentaine de chats saisis chez Donna Wilson, en 2011. Dans sa poursuite, la «dame aux chats» était soutenue par François Blaney de la fondation Dignité, amour et compassion.

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Pascal Faucher
La Voix de l'Est

(Cowansville) La «dame aux chats» de Cowansville a gagné son combat en Cour supérieure, du moins en partie.

La Ville et la Société protectrice des animaux (SPA) des Cantons étaient en droit d'évincer Donna Wilson de chez elle, en juillet 2011, compte tenu de l'état d'insalubrité général de son logement. Le plancher était notamment recouvert d'excréments, de vomi, d'urine et de poils et il y avait des déchets partout.

En revanche, ils n'auraient pas dû saisir et euthanasier la trentaine de chats que la sexagénaire hébergeait, déclare la juge Suzanne Mireault dans sa récente décision. Une autorisation judiciaire aurait été nécessaire.

Par conséquent, le tribunal accorde 4500$ à Mme Wilson en guise de dommages moraux et matériels. La réclamation initiale était de 98 100$. Cowansville prend acte du jugement et soutient avoir «toujours agi au meilleur de sa connaissance», indique la municipalité par voie de communiqué.

«C'est une situation à laquelle nous n'avions jamais été confrontés, dit le maire Arthur Fauteux. Les chats étaient malades et ne pouvaient pas être emmenés à la SPA des Cantons à cause de leur état piteux et des risques de contamination sur d'autres animaux. Nous avons fait évaluer leur état par une vétérinaire qui (nous) a fortement conseillé de procéder à l'euthanasie en raison de leur état de santé précaire. Nous pensions être en règle. (...) Si la situation se présente de nouveau, nous connaîtrons toutes les étapes légales.»

«La Ville s'en tire assez bien»

Président de la fondation Dignité, amour et compassion et autoproclamé «père Noël des animaux», François Blaney a soutenu Mme Wilson dans sa poursuite judiciaire. Il qualifie le jugement de doux-amer. «Mme Wilson a gagné pour ses animaux: c'était illégal. Mais la Ville s'en tire assez bien», dit-il lorsque joint par La Voix de l'Est.

«Les animaux en ont payé le prix. Ce sont les principales victimes là-dedans.»

La juge Mireault signale toutefois que les bêtes étaient maltraitées puisqu'elles «n'avaient pas accès à de l'eau potable ou de la nourriture en quantité et en qualité compatibles avec les impératifs biologiques de leur espèce, n'étaient pas gardées dans un habitat convenable et salubre et manquaient de litières où se soulager convenablement». Elles ne recevaient pas non plus les soins de santé requis par leur état.

Le logement a dû être entièrement vidé et restauré. Il n'a pas été possible, lundi, de savoir si Cowansville compte interjeter appel de la décision.

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