Agression sexuelle: un prévenu reste à l'ombre

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La cour a refusé de remettre Serge Chouinard en liberté en attendant son procès pour agression sexuelle de mineures et possession de pornographie juvénile.

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Pascal Faucher
La Voix de l'Est

(Granby) Par souci de protéger le public en général et les plaignantes en particulier, la cour a refusé, lundi, de remettre Serge Chouinard en liberté en attendant son procès.

La nature, le nombre de crimes reprochés ainsi que les déclarations du livreur de courrier de 58 ans ont pesé dans la balance. «Les faits combinés portent le tribunal à croire que les risques de récidive sont élevés», a indiqué la juge Julie Beauchesne dans sa décision, ajoutant que «les accusations paraissent fondées».

M. Chouinard a été arrêté une première fois en juin dernier pour possession de pornographie juvénile. Sa «collection», comme il l'appelle, contiendrait des milliers de documents. «Selon lui, la porno juvénile n'est pas grave, car les filles semblent y consentir», a dit la juge.

Six mois plus tard, le Granbyen est arrêté de nouveau pour des allégations d'agression sexuelle sur cinq mineures. Les plaignantes avaient toutes moins de 14 ans au moment des faits reprochés; les crimes seraient survenus au cours des 24 dernières années à Granby, Ange-Gardien, Montréal et Châteauguay.

En tout, 23 chefs d'accusation pèsent contre l'homme aux cheveux blancs et entièrement vêtu de noir qui a comparu, lundi, du box des accusés.

Modus operandi

Son modus operandi semble être souvent le même, a dit la juge. Selon leur version, les présumées victimes se faisaient d'abord offrir de l'alcool ou de la drogue. Profitant de leur naïveté et de leur indolence, l'accusé leur faisait ensuite des attouchements ou des contacts oraux génitaux et demandait d'en recevoir. En certaines occasions, il se serait aussi masturbé devant elles, leur aurait montré des films pornos ou des photos de son pénis.

S'il y avait refus, il les insultait. À l'une d'elles, M. Chouinard aurait mentionné qu'elle avait besoin «d'un homme d'expérience» dans son lit et qu'elle n'avait qu'à lui faire signe pour qu'il s'exécute. Une autre plaignante a décrit l'accusé comme «un être traumatisant», «autoritaire» et «agressif» et son logement d'«appartement de débauche».

L'accusé a aussi mentionné aux policiers qu'il aimait reconduire de jeunes filles chez elles, et ce, même si leur destination ne se trouvait pas sur son chemin.

Précédemment, M. Chouinard a témoigné pour dire qu'il trouvait sa détention pénible et qu'il souhaitait retourner au travail le plus tôt possible.

Ses voeux n'ont pas été exaucés. Il sera ramené devant la cour à la mi-décembre pour la suite des procédures judiciaires.

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