Haute-Yamaska: des bacs bruns d'ici quatre ans

«Il reste beaucoup de choses à vérifier. Il...

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«Il reste beaucoup de choses à vérifier. Il faut prendre le temps de bien faire les choses», a soutenu lundi le préfet de la MRC, Pascal Bonin, accompagné du préfet suppléant, Paul Sarrazin. «Il faut une acceptabilité sociale au projet. Les gens sont prêts pour les bacs bruns, mais il faut qu'on les accompagne là-dedans.»

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Michel Laliberté
La Voix de l'Est

(Granby) La collecte des matières organiques par l'entremise des bacs bruns mettra quatre ans à se déployer dans la MRC de la Haute-Yamaska.

L'organisme municipal entend d'abord desservir 1000 logements au printemps 2017 afin de bien structurer son système de collecte. La distribution de bacs bruns se poursuivra en 2018 ailleurs sur le territoire. L'ensemble des 27 000 maisons et édifices de moins de six logements visés par la MRC sera desservi en 2019.

«Il reste beaucoup de choses à vérifier. Il faut prendre le temps de bien faire les choses», a expliqué le préfet de la MRC, Pascal Bonin. «Il faut une acceptabilité sociale au projet. Les gens sont prêts pour les bacs bruns, mais il faut qu'on les accompagne là-dedans.»

Les 1000 premiers logements n'ont pas encore été choisis. On ignore aussi s'ils se trouveront dans une ou plusieurs municipalités.

L'échéancier proposé la MRC est inscrit dans son projet de Plan de gestion des matières résiduelles 2016-2020. En tout, le PGMR contient 54 actions à mettre en place pour que la MRC améliore le bilan de sa gestion de ses déchets et des matières recyclables. Les auteurs du plan ont déterminé des objectifs précis à atteindre d'ici 2020 (voir tableau: Des objectifs à atteindre).

Pour l'heure, la MRC valorise 65,7% des 163 759 tonnes métriques (tm) de matières résiduelles que produisent chaque année ses citoyens, commerces, institutions et industries sur son territoire. Les bonnes performances des industries permettent à la MRC d'afficher un tel taux de valorisation. Si on isole leur performance de valorisation des déchets, on constate que celle des ménages n'est que de 53%.

La MRC affiche un taux étonnant de valorisation de ses matières organiques: 66%. La donnée est cependant gonflée grâce à la Ville de Granby qui revalorise tous les ans les 24 000 (tm) de boues usées de son usine d'épuration des eaux usées ainsi que par les usines de transformation alimentaire qui présentent de hauts taux de revalorisation de leurs résidus.

Les ménages, à l'opposé, valorisent à peine 15% de leurs matières organiques. Le défi sera grand d'ici 2020 alors que l'enfouissement de ces matières sera prohibé.

La quantité de matières organiques qui se retrouve à l'enfouissement est de 17 000 (tm), estime Karine Denis, responsable du PGMR à la MRC. Et elle est de 15 000 (tm) pour les matières recyclables que les gens continuent de mettre dans leurs bacs noirs. C'est là que les plus grands gains en termes de valorisation des matières résiduelles sont possibles, soutient-elle.

Situation améliorée

La situation s'est beaucoup améliorée au cours des dix dernières années. En 2005, au moment où la MRC a adopté son premier PGMR, son taux de valorisation de ses déchets était de 17%. Des 165 256 (tm) de matières résiduelles, les neuf municipalités de la MRC à l'époque en envoyaient 137 480 (tm) à l'enfouissement. Seulement 27 776 (tm) étaient revalorisées. «On a fait des progrès très importants», a signalé Paul Sarrazin, préfet suppléant. Ce dernier était préfet à l'époque. Il faut, a-t-il dit, que la MRC poursuive ses efforts pour afficher de meilleurs résultats.

Le choix des bacs bruns s'est imposé à la suite de l'abandon plus tôt cette année par la MRC de son usine de traitement des matières résiduelles. Plus de 2 millions de dollars ont été dépensés dans ce projet en études et analyses professionnelles de toutes sortes, en voyages en Europe et aux États-Unis pour visiter des usines et en heures de travail du personnel de la MRC, a reconnu M. Sarrazin. Le projet du PGMR fera l'objet de consultations publiques. Une première consultation aura lieu le mardi 19 janvier, à la salle du conseil de Granby, et le 20 janvier à la salle du conseil de Waterloo. Les deux rencontres débuteront à 19 h.

La commission du PGMR rendra son rapport des consultations au conseil des maires en mars. Les maires pourraient modifier le projet de PGMR. Le plan sera ensuite soumis au ministère de l'Environnement pour s'assurer qu'il respecte les objectifs en matière de valorisation des déchets.

Des objectifs à atteindre

• Réduire à 615 kilogrammes/par habitant la quantité de matières envoyées à l'enfouissement

(La moyenne dans la MRC est de 645 kg/habitant)

• Recycler 70% des matières recyclables

(La MRC en recycle maintenant 51%)

• Revaloriser 100% les matières organiques provenant des ménages(Les ménages n'en revalorisent que 15%)

Source: MRC de la Haute-Yamaska

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