Simulation d'un accident d'avion

Les pompiers ont dû travailler fort pour évacuer... (photo Julie Catudal)

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Les pompiers ont dû travailler fort pour évacuer la vingtaine de victimes qui ont pris part à la simulation d'accident d'avion.

photo Julie Catudal

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Maxime Massé
La Voix de l'Est

(Bromont) Un accident d'avion a été simulé samedi matin à l'aéroport Roland-Désourdy de Bromont afin d'évaluer les compétences des services d'urgence de la ville dans l'éventualité où une telle situation se produirait.

Un autobus scolaire a été utilisé pour recréer l'habitacle restreint des avions, tandis qu'une vingtaine de figurants ont pris part à l'opération, simulant différentes blessures auxquelles les pompiers devaient réagir.

«Le scénario, c'est un avion qui a eu une sortie de piste ou qui a fait un atterrissage avant la piste avec des blessés. Les pompiers doivent premièrement sortir les victimes au plus vite puisqu'en raison du carburant, il y a des risques de feu ou d'explosion», précise le DG de la Régie aéroportuaire régionale des Cantons-de-l'Est, Robert Blais.

Une fois les lieux sécurisés et les blessés évacués, un triage est effectué en fonction de la gravité des blessures. Les sapeurs n'avaient pas été avisés du scénario auquel ils seraient confrontés et ils ont dû réagir rapidement au moment de la simulation.

Ils ont notamment dû sortir une personne inconsciente de l'appareil, intervenir auprès d'une victime dont le pied devait être amputé et même venir à la rescousse d'un chien qui se trouvait à l'intérieur de l'avion.

Pendant qu'un camion arrosait l'avion et que des pompiers venaient en aide aux enfants qui se sauvaient de la carcasse de l'appareil, d'autres responsables étaient chargés de coordonner le plan d'urgence à partir de la salle de contrôle de l'aéroport.

Grand déploiement

Le déploiement était impressionnant alors que plus d'une vingtaine de pompiers étaient à l'oeuvre sur le terrain. Des policiers ont aussi pris part à la simulation, eux qui avaient la tâche de faire respecter un périmètre de sécurité.

«Pour rencontrer les exigences de Transports Canada, il faut qu'on fasse une simulation réelle au moins une fois au quatre ans. C'est pour s'assurer que notre plan de mesures d'urgence est opérationnel et efficace, que tout le monde connaît bien son rôle», explique M. Blais.

Une dizaine d'observateurs ont également filmé le vaste déploiement, dans le but de dresser un bon bilan de cette simulation d'urgence.

«Ça se déroule bien, mais c'est sûr qu'il va y avoir beaucoup d'observations. C'est une première à grand déploiement comme ça depuis plusieurs années. On s'attend à avoir des correctifs à apporter et c'est aussi ça, le but de l'exercice. Le briefing va être important afin qu'on puisse s'améliorer», admet M. Blais.

Pour l'aéroport Roland-Desourdy qui aspire à attirer des vols de passagers à Bromont, la simulation était aussi une façon de rassurer les transporteurs qui pourraient douter de sa capacité d'intervention en cas d'écrasement.

«On le fait en déploiement réel toujours dans le but d'accueillir éventuellement un transporteur. On veut les rassurer pour qu'ils sachent qu'on est prêts et équipés pour faire face à une urgence si besoin. Si un transporteur arrive avec 40 passagers et qu'il y a quelque chose, ils sauront qu'on est capables d'intervenir», souligne M. Blais.

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